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Des restaurateurs parisiens une nouvelle fois victimes de dégradations lors des manifestations

Vie professionnelle - mardi 21 juin 2016 09:28
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75 - Paris Malgré les précautions prises, restaurants et commerces étaient en première ligne lors de la manifestation du 14 juin dernier contre la loi travail.



Mardi 14 juin, la manifestation organisée à Paris contre la loi travail a, une nouvelle fois, été le théâtre de violences sur le chemin du cortège. Les restaurateurs étaient encore en première ligne. Face à l'hôpital Necker, dont les façades fracturées sont pansées comme des blessures, Rudy Hallard, propriétaire du Duroc, enrage devant sa machine à croque-monsieur. "Ça a chauffé dur mais, cette fois, j'avais baissé le rideau en fer. Il y a trois semaines, je me suis fait casser mes deux paravents lors d'une autre manifestation contre la loi travail. Je n'en peux plus. Mardi dernier, 200 casseurs devançaient le cortège alors qu'il fallait les mettre en queue. Ils voulaient en découdre avec les CRS et étaient équipés en conséquence. J'en ai marre de la France, on ne peut plus travailler."

"Nous n'avons pas eu le coeur de rouvrir ensuite"

De l'autre côté du carrefour, Gérard Boudon, propriétaire de la brasserie Le François Coppée, est plus résigné. "J'ai été protégé par les curieux qui faisaient une barrière humaine devant mon établissement. Nous avions fermé bien avant l'arrivée du cortège, surtout la terrasse pour qu'elle ne serve pas de projectile. Nous n'avons pas eu le coeur de rouvrir ensuite. La police nous avait avertis trois jours avant. Le concessionnaire en face avait dès le matin recouvert ses vitrines de panneaux en bois. Les casseurs ont détaché le marbre des façades de magasins, descellé les pavés dans les squares pour les jeter sur les forces de l'ordre, c'était ultra violent. J'ai eu une vitre et les néons de mon enseigne cassés. J'ai changé d'assurance et j'ai désormais une franchise de 500 € que je redoute. La dernière fois que nous avons eu de la casse, c'était il y a quinze ans lors de manifestations étudiantes."

En fin de parcours, sur le boulevard des Invalides, Bruno Masson, propriétaire du Café du musée, n'en revient pas de s'en être si bien sorti : "Il y a eu des dégâts en amont alors les policiers encadraient fermement les casseurs en fin de manifestation. Certains CRS marchaient même à reculons. Un cordon de policiers était aligné devant mon restaurant", soupire de reconnaissance le restaurateur, qui ne déplore même pas un verre cassé.


Francois Pont
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