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L'Orne ne baisse pas les bras, mais l'économie tourne au ralenti

Vie professionnelle - jeudi 24 mars 2016 15:40
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Bagnoles-de-l'Orne (61) L'Umih 61 a organisé son assemblée générale 2016 dans la station thermale de Bagnoles-de-l'Orne. Une journée de travaux suivie avec assiduité par une centaine d'adhérents, à laquelle participait le vice-président confédéral de l'Umih, Hervé Bécam.



Les élus de l'Umih Orne, des adhérents et des représentants des syndicats départementaux de toute la Normandie se sont retrouvés à l'heure du déjeuner sur la terrasse de l'hôtel pour la traditionnel photo de famille.
Les élus de l'Umih Orne, des adhérents et des représentants des syndicats départementaux de toute la Normandie se sont retrouvés à l'heure du déjeuner sur la terrasse de l'hôtel pour la traditionnel photo de famille.

Dans l'Orne, la nouvelle loi qui interdit les panneaux de pré-signalisation est très mal vécu par les hôteliers et les restaurateurs, même si un report d'arrachage a été obtenu jusqu'à la fin avril. Roger Bélier, président de l'Umih 61, veut toutefois garder espoir. « Ne pas pouvoir signaler nos établissements à l'entrée des villes et villages va accentuer le marasme économique. Nous sommes en discussion. Nous espérons que localement le bon sens va l'emporter. Idéalement, il faudrait autoriser deux panneaux par établissement en fonction des axes. » Pour le dirigeant syndical, cette loi fait le lit des plateformes. « On renvoie tout le monde sur internet et seuls les géants du web on la capacité à mettre un établissement en haut de page ». Quant à la géocalisation, elle doit être un outil, pas une fin en soi. « Le consommateur doit pouvoir faire son propre choix en fonction de différents paramètres. Ce n'est pas aux acteurs du web de décider pour lui. » Le département est lui aussi confronté au développement anarchique des locations de meublés. « On en est à plus de 500 ans l'Orne sur 'qui vous savez' » lâche ironiquement Roger Bélier qui s'insurge aussi contre la taxe de séjour qui est, à ses yeux, « c'est un impôt supplémentaire déguisé ». Le taux moyen d'occupation des hôtels se situe en dessous de la barre des 50% et la marge des restaurateurs est quasi inexistante. « La situation économique est alarmante. Le nombre de visiteurs stagne. Les repreneurs se font de plus en plus rares. Seuls les quelques établissements qui ont les moyens d'apporter des services supplémentaires s'en sortent. Sauf que toutes les banques ne suivent pas et que même ceux qui voudraient investir se retrouvent pris au piège. L'existant est en grand danger. Que vont devenir les établissements de moins de dix chambres ? » Le recrutement est aussi un problème malgré les efforts et les initiatives locales. Le directeur du CFA d'Alençon (3ifa), Bruno Nicole, pose très justement la question « Comment voulez-vous que les entreprises prennent des apprentis quand l'activité ne suit pas ? ».

Une journée constructive et interactive

L'assemblée générale du syndicat a eu lieu à l'Hôtel Le Béryl, un établissement dynamique du centre-ville qui multiplie effectivement les services. La journée se voulait constructive et interactive. Valérie Judel* pour HCR Santé a évoqué les dispenses possibles pour les saisonniers ou les extras. Le Major Bailly, de la gendarmerie d'Alençon, la réglementation du Wifi. Bernard Delmas, du Fafih, le projet de CQP Spa en Normandie… En 2013, à l'initiative de Roger Bélier, l'Umih Orne et la Banque alimentaire organisaient un repas de fête de fin d'année pour les plus démunis. L'opération s'est aujourd'hui étendue à d'autres départements normands et Hervé Bécam, vice-président confédéral de l'Umih, invité d'honneur de la réunion, a annoncé l'instauration d'une journée de la Banque Alimentaire/Umih à l'échelon national, vraisemblablement dans le cadre de la Fête de la Gastronomie. L'après-midi, une table ronde mettait en évidence les difficultés à gérer les réactions de clients de plus en plus exigeants et irascibles. 

*Vous pouvez obtenir des renseignements personnalisés sur la mutuelle HCR Santé auprès de Valérie Judel. Tél. : 01 58 57 04 46.

Sylvie Soubes
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