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Premier congrès national pour le GNI les 12 et 13 octobre

Vie professionnelle - mercredi 30 septembre 2015 15:54
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Didier Chenet, président du Synhorcat et du GNI, Claude Daumas, président de la Fagiht et Philippe Quintana, président du GNI Grands territoires - tous deux vice-présidents du GNI) nous livrent les lignes directrices de leur premier congrès en commun.



De g à d : Philippe Quintana, Didier Chenet et Claude Daumas.
De g à d : Philippe Quintana, Didier Chenet et Claude Daumas.


Le premier congrès du Groupement national des indépendants aura donc lieu les lundi 12 et mardi 13 octobre, à Saint-Quentin Fallavier, en Isère. Il est organisé par la Fagiht, membre fondateur du groupement avec le Synhorcat. Dans quel esprit abordez-vous ces deux jours de travaux ?

C'est effectivement notre premier congrès. L'organisation que nous avons constituée répond à une attente profonde des entreprises indépendantes. Nous ne sommes pas en opposition avec les autres formes d'établissements. Nous avons les mêmes problèmes, mais les solutions n'ont pas le même impact selon le type d'entreprise. Si nous devons faire une comparaison, le Medef, la CGPME et l'UPA cohabitent très bien, alors qu'il y a des sensibilités différentes. Le maintien de nos trois organisations professionnelles (Synhorcat, Fagiht et le GNI Grands territoires né du regroupement  d'ex-CPIH et de l'Apiih)  et de leur fonctionnement propre à l'intérieur du GNI est la garantie pour nos adhérents que chacune de nos spécificités continuera a être représentée et défendue avec la même maîtrise, mais notre union augmente considérablement notre poids face aux pouvoirs publics. Ce congrès, nous l'attendons avec impatience. Il faut maintenant que nos adhérents se connaissent et puissent échanger. Nous avons demandé à nos adhérents de poser des questions écrites en amont du congrès, auxquelles nous allons répondre le lundi matin. Il est important qu'ils repartent avec des réponses précises. Et si nous avons demandé que ces questions soient posées en avant, c'est bien pour pouvoir y répondre pleinement, avec le concours nécessaire de nos techniciens.

Vous annoncez plusieurs temps forts…

Nous allons revenir sur toutes les mesures qui touchent et fragilisent le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Nous estimons notamment que le Fait Maison défavorise une partie des professionnels. Comment voulez-vous, en montagne et en saison hivernale, vous approvisionner tous les jours auprès de vos fournisseurs ? Ce label est mortifère pour les établissements situés en station. Quant à l'affichage des allergènes, c'est un moyen d'encourager les professionnels à choisir des plats issus de l'agroalimentaire puisque tout est indiqué sur l'emballage. Ces mesures ne sont pas axées sur l'inventivité et le métier de cuisinier. Nous craignons que tout cela fasse un grand 'flop' qui aille au détriment de la profession au lieu de la faire avancer.

Concernant l'affichage des contrôles d'hygiène ?

Afficher les résultats des contrôles d'hygiène n'a aucun intérêt : soit l'établissement est en capacité de servir, soit il doit être fermé.  A-t-on jamais vu un chauffeur de taxi afficher sur son pare-brise son solde de nombre de points ! Il faut également savoir qu'un carreau cassé et un rat dans la cuisine sont traités au même niveau par les services qui contrôlent.  Ajoutons à cela que certaines appréciations sont totalement subjectives et varient d'un inspecteur à l'autre... Notre position est claire, nous sommes contre cet affichage, en revanche, nous incitons les établissements à faire effectuer des contrôles réguliers par des laboratoires extérieurs. C'est à nos yeux ce qui est le plus sécurisant pour les professionnels et le consommateur.

Quels seront les autres sujets abordés ?

La valorisation des bio-déchets, l'économie durable, la protection des ressources halieutiques… La profession est au coeur de toutes ces problématiques et a toutes les capacités à montrer l'exemple. Parler écologie ne doit pas être une sanction, mais une source d'économie et de modernisme pour l'entreprise. Nous souhaitons aussi insister durant ce congrès à notre attachement à notre régime de santé et de prévoyance. Les professionnels ont effectivement le choix de rester ou de partir. Notre régime s'est construit sur la solidarité. Vous connaissez beaucoup de régimes qui aident les salariés dans l'accès au permis de conduire ou dans la garde de leurs enfants ? Toutes les négociations, au sein de notre régime, portent sur son amélioration. Notre régime de branche doit continuer d'exister et nous devons nous battre contre ceux qui veulent le détricoter, assoiffés par le marché qu'ils y voient.  Les pré-enseignes seront également à l'ordre du jour. Il faut absolument que les communes accompagnent les commerces dans la signalisation des établissements. Les commerces font vivre les communes et l'Etat. Qu'il y ait un cadre, nous sommes d'accord. Retirer la signalisation d'un restaurant qui travaille les produits locaux alors qu'on autorise celle d'une boutique de produits du terroir nous paraît totalement injuste.

Et le numérique dans tout cela ?

Mardi matin sera entièrement consacré à ce dossier, avec tout ce que cela comporte. Une frange de l'économie dite collaborative cache derrière les beaux habits de la modernité et de partage dont elle se pare, la destruction des valeurs de notre système et notamment celles de l'équité et de la solidarité. Arrêtons de permettre à des investisseurs qui possèdent plusieurs bien immobilités de les mettre en location sans aucune règle. Nous souhaitons aujourd'hui que soit fait était des lieux du marché et qu'à partir de là, nous puissions travailler à son évolution. A Barcelone, nous savons que 44% des loueurs sont des professionnels. Il est urgent en France de faire un état des lieux. C'est dans cet esprit que nous avons rejoint l'AhTop (Association pour l'hébergement et le tourisme professionnel). Cette association réunit l'ensemble des hébergements marchands. Quant aux relations avec les OTA, grâce à la Loi Macron, nous avons gagné une bataille mais pas la guerre. Nous réclamions la fin de la clause de parité et celle-ci est désormais interdite. C'est une mesure qui bénéficie à l'ensemble de la profession. Aujourd'hui, c'est à l'hôtelier de poser ses conditions et pas à l'OTA. Nous nous élevons aussi contre le pillage des marques. L'INP ne vous protège pas sur la toile. Il est inacceptable qu'on puisse utiliser les noms de nos établissements sans notre accord.
Propos recueilis par Sylvie Soubes

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