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MAF Bar 2013 : au-delà du concours, une dynamique

Vie professionnelle - mardi 15 octobre 2013 15:32
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Sucy (94) Le concours Un meilleur apprenti de France bar n'est pas figé dans le passé où le conventionnel. S'il tire les candidats vers le métier, il le fait en s'appuyant sur le présent et l'avenir. Focus sur la finale 2013.



La finale du concours Un  Meilleur apprenti de France bar s'est déroulée au lycée Montaleau, de Sucy-en-Brie (94), le vendredi 11 octobre. Les candidats ont obtenu leur mention complémentaire cette année. Certains sont en poste, d'autres continuent leurs études. C'est la quatrième édition du concours et la troisième fois qu'il se déroule dans ce lycée professionnel du Val-de-Marne. Enseignant à Montaleau, Franck Panigada est le maître de cérémonie et il est aussi avec Colin Field, chef barman du bar Hemingway (Hôtel Ritz, Paris), auteur des sujets 2013. Parmi les épreuves cette année, la reconnaissance d'une bouteille à l'aveugle, dite épreuve tactile. Surprenant. Les yeux bandés, les prétendants au titre doivent reconnaître la marque de la bouteille au toucher et donner son origine ; mais à quoi cela peut-il servir de différencier tel ou tel flacon ? Franck Panigada sourit : « Placez-vous dans un contexte professionnel et dans le feu d'un service. On prend une bouteille sans la regarder et il ne faut pas se tromper de produit. Les barmen font ce geste machinalement. Il fait partie intégrante du métier. En faire prendre conscience aux jeunes professionnels nous a paru important ».  Original, mais juste. L'édition 2013 des MAF bar révèle aussi la nécessité d'appréhender le bar dans touts ses aspects, y compris les plus anodins, comme le café, sous-estimé encore par une trop grande partie de la profession. Depuis l'an dernier, le petit noir est donc au rendez-vous. « Un bon service du café fait partie du bar et ne se limite pas à la sous-tasse bien propre, confie Paola Wintenberger, responsable du département formation de Malongo. Au travers de cette épreuve, il faut faire prendre conscience aux candidats de la qualité, de l'importance d'un café bien servi quelle que soit la marque du produit. Nous ne sommes pas dans le cadre d'un concours dédié au café, nous devons juste amener le professionnel à maîtriser les bases de l'espresso, qui est une attente des consommateurs. » En tête des postes incontournables et pourtant difficiles à mettre en oeuvre au commencement du bar : la commercialisation. Prise de parole avec politesse et savoir-vivre, souhaiter une bonne dégustation, répondre aux objections, avoir de l'aplomb sans agresser le consommateur, savoir parler d'un produit, d'un cocktail en personnalisant le message, donner envie au client (dans le cadre du concours, au jury !) de consommer le cocktail présenté : un exercice de styles et de compétences qui demandent de bonnes bases, de la curiosité et de la maturité et auquel se sont prêtés les aspirants Maf la semaine dernière. Quant à la réalisation du cocktail proprement dit, après avoir répondu à un questionnaire – le fameux test des connaissances professionnelles et générales, en 100 questions  -, les jeunes ont tiré au sort deux produits dans une liste de fournisseurs dont ils avaient eu connaissance avant, l'un se situant dans la catégorie des 0 à 17° d'alcool, l'autre dans celle des 18° à plus. A partir de ces produits, et sur la base de 2 centilitres chacun, à eux de laisser libre cours à leur imagination.  Mais attention, il faut que le cocktail séduise les jurys dégustation et réalisation, composés de professionnels reconnus. Autant d'éléments déroutants mais qui font partie du jeu. Un challenge qui a résolument toute sa place dans la cour de l'organisation des MOF, à l'origine des MAF.

Les médaillés 2013

Ils étaient plus de 150 à concourir cette année et 25 en finale. Les médaillés 2013 sont au nombre de 4 (les noms sont donnés par ordre alphabétique, pas de podium dans le concours Un Meilleur apprenti de France) : Camille Beauné (CFA Médéric, Paris) : cocktail Eden Exotique à base de rhum, de purée de mangue, de liqueur du sureau et de citron jaune, ; Julie Delavenna (Poligny, dans le Jura) : cocktail sweet madame à base de purée de griotte, de jus de citron vert, de liqueur de vanille et d'irish whiskey ; Valentin Disson (Greta Vénissieux dans le Rhône) : cocktail Elixir Daïquiri, à base de rhum ambré, de chartreuse verte, de maracuja et de liqueur de vanille ; Elie Favreau (Saint-Nazaire en Bretagne) : cocktail Green light à base de calvados, de Grand-Marnier, de pommeau, de jus de citron frais et de sirop de pomme.
Sylvie Soubes