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Femmes en cuisine : une enquête en quatre épisodes

Restauration - lundi 13 janvier 2020 10:05
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Elles n'ont pas toujours la vie facile derrière les fourneaux. Et ce, dès leur apprentissage ou leur premier stage, et jusqu'à ce qu'elles trouvent leur véritable place en cuisine ou ouvrent leur propre restaurant. Notre enquête en quatre parties s'intéresse aux femmes cuisinières, chefs ou déjà étoilées. Qui sont-elles ? Comment se sont-elles fait une place ? À quoi ressemble leur quotidien ? Quelles sont leurs attentes en 2020 ?



Les femmes sont en nombre dans les cuisines du restaurant Agapé, à Paris (XVIIe).
© DR
Les femmes sont en nombre dans les cuisines du restaurant Agapé, à Paris (XVIIe).

Le mouvement #MeToo et sa version francophone #balancetonporc ont aidé à briser le silence. Depuis 2017, des femmes témoignent sur le sexisme au quotidien, le harcèlement de rue ou encore les agressions sexuelles dont elles ont pu être victimes. Les tabous tombent, la parole se libère. Et ce, jusque dans les cuisines, où les hommes ont longtemps eu le pouvoir. Parce qu’ils étaient les plus nombreux, parce que les femmes restaient dans l’ombre.

Aujourd’hui, il suffit de pousser la porte des lycées hôteliers et autres écoles de cuisine pour se rendre compte que filles et garçons se partagent, à part égale, cours et cour de récréation. Quand on demande à l’Éducation nationale une répartition par sexe des élèves inscrits dans les 334 lycées hôteliers - publics et privés -, c’est un tableau Excel de 17 colonnes et 6 772 lignes qu’il faut décrypter - car tout est répertorié par établissement, niveau d’enseignement, diplôme préparé… - et le bilan est sans appel : les filles sont aussi nombreuses que les garçons. Si ce n’est plus, notamment dans la filière pâtisserie.

 

S'accrocher pour tenir

Quant à la déperdition de filles en cours de cursus, elle existe, mais tout autant que chez les garçons, et dans des proportions moindres qu’autrefois. Parce que l’image du secteur est meilleure, parce que les filles qui s’engagent dans de telles filières sont, pour la majorité, des passionnées et, donc, motivées.

Reste qu’elles doivent s’accrocher pour tenir. Toutes le reconnaissent : les débuts sont difficiles et gravir les échelons au sein d’une brigade ou créer son propre restaurant n’a rien d’une sinécure. Mais les garçons sont logés à la même enseigne : rien n’est gagné d’avance pour eux non plus, dans un secteur qui évolue vite, où les nouveaux concepts culinaires ont, pour la plupart, des durées de vie de moins de trois ans. Se positionner dans la restauration en 2020, c’est faire preuve de personnalité, d’envie, d’une forte volonté.

 

Donner la parole à celles qui ont tout sacrifié pour cuisiner 

Dans un tel contexte et au lendemain de prises de paroles teintées de féminisme, parfois jusqu’à la caricature, il est apparu pertinent de prendre un peu de recul. L’idée : faire parler, à bâtons rompus, celles qui ont tout sacrifié pour cuisiner et, surtout, en faire leur métier. Nous souhaitions braquer les projecteurs sur ces femmes, volontaires pour apprendre, engagées pour défendre leur place derrière les fourneaux, toujours prêtes à transmettre.

Portraits, récits de vie, souvenirs, anecdotes rythment les quatre épisodes d’une enquête qui débute auprès des jeunes filles à peine diplômées, se poursuit jusqu’aux femmes chefs, en passant par la problématique de la maternité ou encore la façon dont il faut marquer les esprits pour se faire remarquer au sein d’une brigade.

 Une série telle une photographie prise sur le vif, à un moment où les métiers de la cuisine font parler d’eux aussi bien dans des émissions de divertissement à la télé que dans la rubrique société des journaux.

 

#femmesencuisine #restaurant #temoignages


Anne Eveillard
En complément :
  Apprenties en cuisine : il faut tenir ou partir (1/4)
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