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Décès de Lucien Vanel, le héraut de la gastronomie toulousaine

Restauration - vendredi 11 juin 2010 16:24
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Toulouse (31) Le chef qui a fait de Toulouse une ville gourmande, est décédé jeudi 10 à la veille de ses 82 ans. Sa mort intervient quatre jours avant la 3e édition du prix qui porte son nom, et qui récompense les meilleurs restaurants de la ville.




Si Lucien Vanel a été le premier cuisinier à apporter 2 étoiles Michelin à Toulouse, on gardera aussi de l’homme cette bonne humeur, cet enthousiasme qu’il manifestait sans cesse. Derrière une silhouette d’apparence fragile, un visage aux traits acérés, un regard clair, il y avait beaucoup de générosité et un amour sans faille pour le métier de cuisinier.

Malgré le succès, Lucien Vanel est toujours resté humble, accessible. Il rappelait qu’il avait découvert les plaisirs de la table grâce à sa grand-mère qui, disait-il, cuisinait d’instinct.

Lucien Vanel avait quitté Lacapelle-Marival (46), où il était né, pour s’installer à Toulouse en 1973, rue Maurice Fonvieille. Quatre ans plus tard, il obtient une 2e étoile et devient le chef emblématique de la ville durant vingt ans, pendant lesquels il ne cessa de défendre une cuisine de qualité, respectueuse des produits et des saisons.

Chez Vanel a été l’adresse où notables et gourmets se bousculaient. Le décor y était sans prétention, malgré de belles toiles de maîtres aux murs. La cuisine de Lucien Vanel ? C’était celle de son époque, à la fois du terroir, mais inventive, créative où pigeon, foie gras, agneau cotoyaient des mets plus fins, plus élaborés comme les Saint-Jacques à la purée de cresson, la Sole aux poireaux.


Défendre l’excellence

Sa verve, Lucien Vanel avait su la mettre en paroles. Son livre Saveurs et Humeurs était un plaidoyer pour les agriculteurs, vignerons, cuisiniers de la région Midi-Pyrénées, qui, comme lui, défendaient l’excellence.

Il avait longtemps hésité avant d’accepter de voir un prix porter son nom. "L’idée, disait-il, est venue du directeur de l’office du tourisme de Toulouse et de Guy Pressenda, le président de l’Umih 31 qui souhaitaient mettre en valeur la cuisine toulousaine et les produits du terroir. Ils ont tellement insisté, j’ai fini par accepter. Et j’avais une bonne raison : je voulais fédérer les cuisiniers à Toulouse, amener une certaine confraternité.

La 3e édition du prix Lucien Vanel, véritable ‘Olympiades Gourmandes, sera lundi 14 l’hommage vibrant de la profession à son héraut. L’émotion sera forte. 

Bernard Degioanni

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