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Retour d'expérience : "J'ai levé 25 000 € grâce au crowdfunding"

Restauration Snacking - lundi 2 novembre 2015 16:55
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Le financement participatif séduit de plus en plus de professionnels de la restauration. C'est le cas de Norman Kolton, le fondateur du concept de street food thaïlandaise Mama Street.



Norman Kolton a mené avec brio une campagne de crowdfunding pour ouvrir son restaurant Mama Street.
© DR
Norman Kolton a mené avec brio une campagne de crowdfunding pour ouvrir son restaurant Mama Street.

En quelques années, le crowdfunding a explosé. Il pourrait d'ailleurs peser 1 000 milliards de dollars à l'échelle mondiale, à l'horizon 2020. Apparu aux États-Unis, ce nouveau mode de financement collaboratif fait appel aux dons ou aux prêts des particuliers (voir l'encadré ci-dessous), chacun apportant le montant de son choix. Une méthode qui fait mouche, notamment du côté des professionnels de la restauration. Certains y ont recours pour financer un food truck, d'autres pour renouveler leurs équipements en cuisine ou refaire leur décoration.

Le jeune établissement parisien Mama Street, qui a pour spécialité la cuisine de rue thaïlandaise, a ainsi réussi à collecter plus de 25 000 € sur la plateforme Foodraising. "À ma connaissance, aucun restaurant n'avait levé une telle somme en ligne en France. 25 000 € représentent un seuil psychologique acceptable. Au-delà, je pense que cela aurait été compliqué, glisse le fondateur, Norman Kolton. Il ne faut pas voir trop gros. Mieux vaut prévoir une somme accessible et l'atteindre, voire la dépasser, que l'inverse". En 90 jours, l'entrepreneur a donc dépassé de 430 € son objectif, grâce à 195 contributeurs auxquels il promet des contreparties en nature. Par exemple, les particuliers qui donnent 20 € se voient remerciés par un repas d'une valeur de 15 €, un mois de desserts offerts et leur nom inscrit sur le site de l'établissement.

Une campagne énergique

L'opération paraît simple. Elle requiert pourtant "énormément d'énergie". "Il faut préparer le texte de présentation du projet, faire des photos et une vidéo pour rendre cela vivant et attractif. Il faut prévenir ses proches, prévoir des e-mailings, faire des relances quotidiennes, contacter des relations presse pour avoir des publications…", énumère celui qui a bien intégré les règles du crowdfunding. Une campagne réussie nécessite en effet que le porteur de projet soit très impliqué. Il est primordial que ses proches et ses amis commencent à financer le projet et à le relayer auprès de leurs relations. Une fois que le seuil des 30 à 40 % de l'objectif fixé est atteint, la communauté des plateformes de crowdfunding sera alors rassurée et participera plus facilement à la collecte.

Pour Norman Kolton, le financement participatif possède plusieurs avantages. Il permet tout d'abord d'obtenir de nombreux retours de la part des contributeurs. "Certains pensent qu'il vaut mieux cacher son concept avant de le lancer. Je pense au contraire qu'aucun projet n'est vraiment révolutionnaire en restauration et qu'il vaut mieux en parler, ce qui permet d'affiner certains détails", estime-t-il. Ce mode de financement représente aussi une excellente campagne de communication. "On a eu beaucoup de retombées presse et les trois quarts des contributeurs sont venus dans le restaurant, en y amenant d'autres personnes", raconte-t-il. Enfin, cela constitue un vrai levier financier. "Une campagne de crowdfunding réussie démontre l'intérêt du public pour votre projet, cela vous apporte de la crédibilité, juge le néo-restaurateur. Il m'a ensuite été plus facile de lever 525 000 € auprès de banquiers et d'investisseurs".

Violaine Brissart
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