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Coworking : un nouveau souffle pour l'hôtellerie

Hôtellerie - mardi 6 juillet 2021 10:50
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Paris (75) La dynamique était amorcée avant la crise sanitaire. Aujourd'hui, la tendance se confirme, avec des espaces dédiés, des salles de petit déjeuner ou autres salons qui se transforment en bureau en journée... Quant à la clientèle, elle vient de loin ou de la rue d'à côté.




Mercredi, 10 heures du matin. Hôtel Pont Royal, à deux pas de la Seine, du Louvre et du musée d’Orsay. Une fois la porte tambour passée, il faut s’annoncer à la réception. “Une place a été réservée dans l’espace de coworking… ” Après vérification rapide au desk, direction le bar de l’hôtel aux allures de club anglais, avec banquettes, éclairages tamisés, presse à disposition et jazz en fond sonore. En journée, il est ouvert à l’accueil des abonnés Wojo, la filiale d’Accor que le groupe codétient avec Bouygues Immobilier. Ce réseau de bureaux privatifs, espaces de travail partagés et salles de réunion a également ses propres sites de coworking. À l’instar de son nouvel immeuble de 8 000 m2 sur 9 étages, rue de Tolbiac (XIIIe), avec espaces de restauration, salle de sport, 700 m2 de terrasses et 900 postes de travail.

Mais Wojo, c’est aussi quelque 350 espaces de coworking intégrés au sein d’hôtels Accor en France, dont le Pont Royal. Des espaces dits ‘animés’ ou ‘calmes’. Les premiers se situent dans un bar, un prolongement de lobby, un espace décloisonné… Les seconds sont plutôt de grands salons feutrés, parfois avec vue, voire terrasse, comme au Pullman Paris Tour Eiffel (XVe) qui compte 30 places pour travailler.

Ce qui distingue ces lieux d’un café ou d’un fast-food avec Wifi ? Les nombreux services : connexion illimitée d’excellente qualité, prises électriques partout - même sur les terrasses -, café ou thé à volonté, corbeille de viennoiseries ou fruits frais selon l’heure. Et dans les sites les plus spacieux, s’ajoutent baies vitrées, grands canapés, tables de travail XXL, baby-foot ou jeu d’arcade pour se détendre… Une ambiance à la fois studieuse et décontractée, pour travailler, recevoir, organiser un entretien d’embauche, réunir une équipe… L’hôtel se fait lieu de vies et tout le monde est gagnant :  le télétravailleur peut se connecter à tout, partout, tout de suite et l’hôtelier trouve, ici, une source de revenu supplémentaire.

 

Logis Hôtels veut devenir le leader européen du coworking en 2023

Dès l’ouverture de son premier hôtel en 2014, à Nantes (Loire-Atlantique), le groupe Okko avait pris soin d’imaginer la création d’un ‘Club’. Cet espace, au rez-de-chaussée de chaque établissement, s’apparente à un grand open space à la déco soignée, colorée, jamais surchargée. Il réunit des pôles de restauration, de détente et de travail, avec ordinateurs. On y accède grâce au passe magnétique de sa chambre si on séjourne à l’hôtel, ou avec un ‘Pass Club’ valable une heure, une demi-journée ou la journée entière.

La flexibilité pour mieux fidéliser, notamment la clientèle locale, et un bon rapport qualité-prix : respectivement 5, 15 et 30 €, avec wifi, snacking et boissons à volonté compris. À titre de comparaison, chez Wojo, la journée est facturée à partir de 25 €, pour un poste de travail avec wifi, imprimante, casiers, boissons et snacks. Quant au groupe Logis Hôtels, il s’est fixé pour objectif de devenir le leader européen du coworking en 2023. Son directeur général, Karim Soleilhavoup, souhaite faciliter l’accès aux télétravailleurs à “des espaces confortables et accueillants, en ville comme à la campagne”. Malin, quand bon nombre de citadins se mettent au vert.

Lobbys, lounges, salles de petit déjeuner, restaurants, tous se destinent donc à jouer double jeu et à se transformer, “aux heures les plus calmes de la journée”, en espaces de bureau. Ce service, baptisé ‘hop’n space’, doit aussi permettre de développer les réservations directes, avec un abonnement fixé à 14,90 € par mois et même à 9,90 € pour les porteurs de la carte de fidélité Etik. Des tarifs très attractifs à l’heure où 40 % des actifs se disent prêts à télétravailler, selon une enquête OpinionWay-Square Management pour Les Echos et Radio Classique, publiée en mai 2020.

 

‘Campus urbain’ avec 14 chambres d’hôtel

Le modèle inverse a aussi ses vertus. L’enseigne d’espaces de coworking Deskopolitan propose, en effet, ses propres chambres d’hôtel. Cela se passe boulevard Voltaire (XIe), dans une ancienne distillerie du XIXe siècle métamorphosée en 6 000 m2 de ‘campus urbain’. Ici, on trouve 290 postes de travail, une crèche, une salle de sport, des jardins, un restaurant d’une centaine de couverts avec terrasse, ainsi que 14 chambres tels de petits appartements. Car le coworker doit s’y sentir bien. D’une superficie de 18 à 21 m2, chaque chambre dispose d’un lit et d’un espace multifonction, conçu à partir d’une longue paillasse carrelée, avec kitchenette, machine à café, bouilloire… Le prix est de 155 € la nuit. Un tarif qui comprend le petit déjeuner et un accès illimité à l’espace de coworking. Une solution pertinente pour les longs séjours.

#wojo #logis #okko #deskopolitain


Anne Eveillard