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Groupe Millésime : la crise est là, les investisseurs aussi

Hôtellerie - lundi 11 janvier 2021 12:02
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Après celui de Sacy dans la Marne, le jeune groupe hôtelier accroche deux nouveaux châteaux à sa collection d'adresses de charme. Les investisseurs restent présents et enthousiastes pour participer à ces acquisitions ambitieuses, alors même que le secteur hôtelier paye un lourd tribut à la crise sanitaire.



“Tous les jours, nous recevons des propositions de biens à acheter, par des intermédiaires, des acteurs publics… Nous en sélectionnons certains. Nous allons voir. Si nous avons le coup de cœur et que le prix est convenable, nous faisons une offre. Certaines vont au bout. Ce fut le cas, quelques jours avant le deuxième confinement, avec l’acceptation de la reprise par notre groupe de deux lieux singuliers : le château de Brindos à Anglet [Pyrénées-Atlantiques], et le château de Théoule-sur-Mer [Alpes-Maritimes]”, se réjouissent Alexandra et Philippe Monnin. Les prix ne baissent pas pour l’heure, mais le couple fondateur du groupe Millésime, en 2014, considère qu’il ne faut pas laisser passer les belles affaires lorsqu’elles se présentent même dans la situation économique actuelle. “Il n’y a pas d’inquiétude sur le long terme pour l’hôtellerie. Les affaires finiront par reprendre. Il y a de l’argent en France et ceux qui en ont en possèdent beaucoup, même s’ils sont plus tendus. Nos projets intéressent les investisseurs institutionnels séduits par le développement des territoires mais aussi les particuliers qui se retirent des marchés financiers, car ils ne rapportent plus rien. Ils investissent dans la pierre, surtout lorsque l’acquisition d’un patrimoine immobilier, idéalement situé, s’accompagne d’un rendement hôtelier à venir”, explique Philippe Monnin.

 

Les investisseurs n’ont pas désertés l’hôtellerie

Le château de Théoule-sur-Mer aurait été acquis pour 13,5 M€. “Ce centre de vacances, propriété de la CCAS [Caisse centrale d’activités sociales, NDLR], a été mis en vente pour 25 M€ en 2015 par la CGT. Le prix était irraisonnable au regard des travaux à effectuer. Après plusieurs offres d’autres investisseurs, la nôtre, légèrement plus élevée que celles du moment, a été acceptée. Nous garderons les quatre façades pour construire, à l’intérieur du château, un hôtel complet de 45 chambres avec une piscine et un objectif d’ouverture en mai 2022. Quatre partenaires se sont manifestés pour rejoindre cet investissement : deux familles et deux institutionnels. Nous avons tendance à choisir celui qui partage le mieux nos valeurs et s’inscrit dans une association avec notre groupe sur le long terme”, ajoute l’entrepreneur.

À Brindos, la situation était un peu différente, car si le montant de l’acquisition de l’ancien 5 étoiles Relais & Château de Serge Blanco reste un secret, les 3 000 m² de bâtis étaient déjà un hôtel luxueux. Les travaux seront plus modestes avec une ouverture au printemps 2022, voire avant si la crise prend fin plus rapidement. “Au bord du troisième plus grand étang privé de France, nous souhaitons ouvrir un spa et des chambres sur cette étendue d’eau. Nous sommes à 4 km des plages de Biarritz et à une même distance des montagnes. Brindos était fermé depuis sa liquidation judiciaire le 14 octobre 2019. Notre offre raisonnable a été retenue, car elle est tombée au bon moment, à la fin de l’été, avec l’engagement de créer des emplois et de ne pas dénaturer un bien à l’architecture typique. Un fonds et deux familles ont manifesté leur envie de rejoindre l’investissement”, s’enthousiasme Phillippe Monin, qui a donc toujours l’avantage de pouvoir choisir ses partenaires en pleine crise sanitaire.

#PhilippeMonnin #AlexandraMonnin #MillesimeCollection #Investisseurs 

 


Francois Pont
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