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Distanciation sociale : comment choisir ses assises en hôtellerie-restauration

Hôtellerie - lundi 11 mai 2020 14:42
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"Prenez un siège !" À l'heure où il faut repenser l'organisation d'une salle de restaurant ou celle d'un lobby d'hôtel - Covid-19 oblige -, faut-il préférer canapés ou fauteuils ? Chaises ou tabourets ? Quels matériaux privilégier ? Des architectes d'intérieur donnent leurs réponses.




Fini les assises à touche-touche dans un hôtel, un bar, un restaurant. Le Covid-19 est passé par là. Il faut désormais penser à préserver un certain espace entre chaque client. Une perte de convivialité qui doit être compensée par du confort, une esthétique et des expériences. Du confort avec des assises ergonomiques, capables aussi de décliner leurs usages au fil d’une journée.

Le matin, on peut s’étaler et travailler sur une banquette longue et profonde, qui se transforme en assise plus conventionnelle à l’heure du déjeuner, grâce à l’ajout de quelques coussins”, explique l’architecte d’intérieur France Bittel, à la tête de l’agence Bleu Gris, créée avec son complice Olivier Chanard.

Côté esthétique, place à la mixité des matériaux utilisés : velours synthétiques et tissus lavables, bois laqués et résines de synthèse - également faciles à entretenir - pour les dossiers et accoudoirs. À cela s’ajoute la singularité d’un design, rythmé par des variations de hauteurs et profondeurs. Exemple : “Des assises plus hautes dynamisent un service à l’heure du déjeuner”, commente France Bittel. À l’instar des tabourets installés face au comptoir de La Scène, le restaurant de la chef étoilée Stéphanie Le Quellec, à Paris (VIIIe), imaginé par le duo d’architectes d’intérieur Hugo Toro et Maxime Liautard.

Quant aux expériences, elles doivent être multiples dans un même établissement, afin de “garder” le client, l’accompagner tout au long de la journée et de la soirée. Il peut ainsi passer d’un lobby peuplé de canapés, pour réaliser son check-in, à une terrasse dotée de mobilier de jardin. Mais surtout il peut s'approprier l'évolution des usages d'une même assise au fil des heures.

 

“Une assise iconique de designer à côté d’un fauteuil plus classique”

Mélanger les genres pour créer une identité : c’est le parti pris de l’architecte d’intérieur Laurent Maugoust, qui a livré en 2019 les hôtels Le Roosevelt à Nice, Victor Hugo Kléber ou encore Bowmann à Paris (XVIe et VIIIe). Dans une chambre, un lobby, un restaurant, il n’hésite pas à “réintégrer une assise iconique de designer - qui crée un repère fort et singularise l’espace” à côté d’une chaise ou d’un fauteuil plus classique.

Par ailleurs, il partage l’avis du duo Bittel-Chanard sur l’aspect multifonction d’une assise d'hôtel entre le matin et le soir. Il insiste aussi sur l’importance de “retrouver un circuit assez court pour fabriquer, aller vers les savoir-faire et rendre les assises pérennes”. Pérennes jusqu’à pouvoir éditer, pour le grand public, les modèles dessinés pour un établissement. A l’instar de la Chaise Costes, imaginée par le designer Philippe Starck en 1984, pour l’ouverture du Café Costes à Paris (Ier), ou le fauteuil Saint James, conçu par l’architecte Jean Nouvel pour l’hôtel Saint James à Bouliac (Gironde).

 

#siege #fauteuil #canape #coronavirus 


Anne Eveillard
EquipHotel 2020 : Laurent Maugoust signe l'Espace Suite


‘Modularité’ : ce mot a servi de fil conducteur à Laurent Maugoust pour concevoir l’Espace Suite du salon EquipHotel, à voir du 15 au 19 novembre prochains à Paris (XVe), porte de Versailles (pavillon 3). L’architecte d’intérieur parle d’une “modularité fonctionnelle du mobilier”. Autrement dit : une table sert à la fois à travailler et à prendre des repas. Un minibar sur roulettes se transforme en service barbier, pédicure, manucure. Quant aux assises, un canapé XXL peut se faire sofa pour se détendre ou accueillir plusieurs personnes le temps d’une réunion.

La suite imaginée et scénographiée pour EquipHotel vit, ainsi, du matin jusqu’au soir. Elle s’adapte à plusieurs usages. Elle propose les mêmes fonctions que dans une habitation, “les cloisons en moins”, souligne Laurent Maugoust. L’espace se veut “très ouvert”, pour permettre aux visiteurs de se projeter plus facilement dans le cocon que pourrait être une suite post-confinement.

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