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Réussite : Vincent Pimont, directeur du Peninsula Pékin : "Je suis un autodidacte"

Hôtellerie - jeudi 9 février 2017 10:17
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Il a commencé à travailler à 18 ans sur le chantier d'Euro Disney. Aujourd'hui, à seulement 43 ans, Vincent Pimont vient d'être promu directeur général d'un hôtel 5 étoiles de 230 chambres dans la capitale chinoise. Retour sur un parcours atypique.



"Je suis très vite sorti du système scolaire", confie sans aucun complexe Vincent Pimont, qui se définit comme "un autodidacte". Ce Normand a commencé à travailler à l'âge de 18 ans sur le chantier d'Euro Disney. "Je faisais partie des petites mains", s'amuse-t-il. Quatre ans après, la compagnie l'envoie en Floride (États-Unis). "Ensuite, tout est allé très vite. Disney m'a proposé, en 1998, d'aller travailler sur leur bateau. C'était la première fois qu'il y avait une hôtellerie flottante." Il passe six mois à Venise (Italie) pour mettre en place les règles Disney, puis il travaille dans les services d'étage et en tant qu'house keeping sur le bateau. Vincent Pimont est alors âgé de 25 ans. Il est transféré en tant que directeur de nuit à l'hôtel New York du parc Euro Disney. Pendant dix ans, il a l'occasion de découvrir différents postes. "À ce moment-là j'ai eu envie d'aller voir ailleurs. Et j'ai postulé chez Intercontinental."



"Entre temps s'est posée la question de la formation"

En 2002, Vincent Pimont est embauché à New York, au sein d'Intercontinental, en tant que directeur de nuit. "Au début, je m'ennuyais, confie-t-il, gêné. Il y avait certes 686 chambres mais je venais de Disney... Six mois après, on m'a promu manager des réservations". Mais entre-temps se pose la question de la formation. Pour pouvoir avancer, le jeune homme a dû faire une validation des acquis, à l'université de Cornell (New York). "J'en suis ressorti avec un Bachelor degree hospitality manager [Bachelor spécialisé dans le management des entreprises de l'hôtellerie, NDLR]". Vincent Pimont poursuit son aventure au sein du groupe et part travailler à Bora Bora en tant que responsable d'hébergement, pendant un an et demi. "Je suis plus un hôtelier de ville mais j'ai appris beaucoup avec cette aventure. Il y a moins d'employés dans un resort, donc il faut être polyvalent". 


L'aventure Peninsula

"Je n'avais pas prévu de partir du groupe Intercontinental, je me sentais redevable envers eux", souligne Vincent Pimont. En 2007, un recruteur du groupe Peninsula lui propose un poste en Chine. "Je n'avais jamais pensé à la Chine, mais j'ai dit oui. Et j'y suis parti, juste avant les Jeux Olympiques de Pékin. Quand je suis arrivé à l'aéroport, je me suis dit que j'étais sur une autre planète", se remémore-t-il. Il prend alors ses fonctions en tant que directeur de l'hébergement d'un établissement de 525 chambres et plus de 350 personnes à manager. "Il a fallu que je m'adapte très vite, les Jeux olympiques arrivaient dans neuf mois. Ma priorité était de préparer l'hôtel à accueillir tous les clients VIP et notamment former le personnel. Il a fallu commander et réceptionner une nouvelle flotte de véhicules par exemple. Et surtout apprendre à travailler avec les Chinois car nous n'avons pas du tout la même culture."

En 2010, Vincent Pimont passe directeur général adjoint de l'hôtel, une aventure qui lui a permis de découvrir encore d'autres facettes de ce métier. "J'y suis resté sept ans. C'est la plus belle expérience de ma carrière", s'émeut-il. Pendant cette période, Vincent Pimont va véritablement se fondre à la culture chinoise, adopter le "cheenglish", un mélange de chinois et d'anglais. "Je voulais vivre avec les Chinois, prendre le bus, le tram, me faire des amis chinois..."


"Embaucher des personnes qualifiées mais humbles"

En janvier 2014, Vincent Pimont est appelé au même poste au sein du Peninsula Paris, pour assurer l'ouverture du palace. "J'ai suivi le chantier avec Vinci construction. Ce n'était pas évident car on ne parle vraiment pas le même langage. Je connais le bâtiment par coeur et je sais ce qu'il y a derrière chaque porte". Vincent Pimont s'est lui-même chargé du recrutement de tout son personnel avec son chef de service et le service des ressources humaines. "J'ai souhaité voir tout le monde. Notre priorité, avec le chef de service, a été d'embaucher des personnes qualifiées, mais humbles. On cherchait des hommes avec une histoire. C'est ce qui représente les valeurs de la marque". 

Il y a quelques mois, Vincent Pimont est promu directeur général du Peninsula Pékin, un établissement qu'il connait bien mais qui vient d'être entièrement rénové. Désormais l'établissement compte 230 chambres et 60 suites. Une promotion qu'il estime "devoir à son personnel". Son objectif ? "Repositionner cet hôtel, lui rendre ce qu'il a été. Je suis parti du bas de l'échelle, avec une vraie passion, mais en restant toujours humble. C'est comme ça que j'en suis arrivé là", conclut-il. 


Romy Carrere

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