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Déco : comment composer avec des oeuvres d'art ?

Hôtellerie - lundi 3 octobre 2016 12:22
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Paris (75) Christine et Nicola Borella ont travaillé avec la maison Lalique pour transformer le Château Hochberg en hôtel. Les architectes d'intérieur ont intégré des objets d'art au sein de la bâtisse alsacienne. Un exercice de style qui ne s'improvise pas.



Ils n'en sont pas à leur première fois avec les oeuvres d'art. Déjà sur le chantier de l'Akoya Hôtel & Spa, sur l'île de la Réunion, les designers et architectes d'intérieur Christine et Nicola Borella avaient imaginé une chambre inspirée par la pierre volcanique, où la tête de lit avait été réalisée par le sculpteur sur bois Benoit Averly. Une touche artistique pour "donner de la profondeur et une âme", explique Nicola Borella.

Un parti pris qui demande quelques prérequis. "Dès que l'on intègre des oeuvres d'art à un intérieur, la décoration doit être plus sobre, plus épurée. Il ne faut rien surcharger", détaille Christine Borella. Un précepte que le duo, en collaboration avec le Lalique Interior Design Studio, a appliqué au Château Hochberg, à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin), en face du musée Lalique. Cet hôtel de 15 chambres et suites, avec bar et restaurant, abrite des objets d'art de la maison Lalique, ainsi que des oeuvres créées par l'artiste britannique Damien Hirst et Lalique.


"Il faut savoir doser"

Le principal écueil a été d'éviter de transformer l'hôtel en showroom, ni en galerie d'art. "Trop d'art tue l'art, souligne Christine Borella. Il faut savoir doser, trouver le juste équilibre." "Nous avons voulu montrer les différentes facettes de la maison Lalique, reprend Nicola Borella. Dans les chambres, par exemple, nous avons mis des photos de dessins de bijoux réalisés par René Lalique. Dans les espaces de circulation, nous avons opté pour des éléments plus architecturaux, comme des panneaux de cristal à l'entrée du bar."
Autres touches artistiques, dans le restaurant cette fois, avec les panneaux issus de la collection Eternal de Damien Hirst et Lalique, où le papillon est à l'honneur. "Il n'y a aucun objet perdu au milieu d'une étagère ou d'une pièce, observe Christine Borella. Les oeuvres se répondent. Rien n'est écrasant, mais tout est présent, telle l'incrustation de motifs lauriers - créés en 1923 par René Lalique pour orner les wagons de l'Orient-Express - sur le desk de la réception, taillé dans un bloc de quartz." Côté investissement financier, Christine et Nicola Borella préfèrent "une pièce majestueuse", dans un lobby par exemple, à "plusieurs petits objets sans liens entre eux". "En outre, si les oeuvres d'art sont bien choisies, elles gardent leur valeur, voire en prennent."


Anne Eveillard
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