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Quatorze candidats en lice pour la 4e édition du MOF gouvernante

Hôtellerie - jeudi 20 novembre 2014 16:09
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Les épreuves qualificatives se sont déroulées à l'hôtel Dream Castle, le 14 novembre.



 Stress et émotion pour les quatorze candidats qui ont répondu présent pour les épreuves qualificatives du MOF gouvernante, vendredi 14 novembre, à l'hôtel Dream Castel de Marne-la-Vallée (77). Le comité d'organisation, les jurys et les candidats ont été accueillis par Nicole Spitz, présidente de classe, et Goran Todorovic, directeur général de l'hôtel. Le comité était composé de Nicole Spitz, Régine Davroux, vice-présidente de classe, Michèle Mugica, Corinne Veyssière, présidente de l'association des gouvernantes générales de l'hôtellerie (AGGH), Cécile Datwiller, Benoît Manceaux, Patricia Derex, Patrick Tonneau, Patrick Grillot, Frédéric Dauriac, Loïc Leberre, Patricia Nappez, Stéphanie Vigneront, Marie-Claude Tetevuide, Linda Legros et Bruno Carbonell.

Organisées par l'Éducation nationale et la profession, les épreuves se composaient d'une épreuve écrite d'une heure trente (avec une analyse de texte et d'un questionnaire à choix multiple) et de quatre ateliers pratiques. Le premier d'entre eux concernait la formation du personnel. Le candidat devait former une nouvelle employée, et démontrer son savoir faire et ses capacités à transmettre. Le deuxième atelier consistait à organiser et planifier le travail pour une équipe du soir dans un hôtel. Le candidat devait analyser l'activité du jour, repérer les chambres à préparer, organiser le service de couverture et transmettre aux femmes de chambre, qui arrivent pour le service du soir, ces informations. Savoir se présenter et détailler ses fonctions à son nouveau directeur général en anglais constituait le troisième atelier, la maîtrise des langues étant indispensable dans la profession. Dans le dernier atelier, les prétendants au MOF ont dû démontrer qu'ils avaient les compétences requises pour utiliser un logiciel de bureautique, en concevant une note de service destinée aux employés, en y rappelant les consignes de sécurité

 

Deux hommes en lice

La nouveauté de cette édition, c'est la présence de deux hommes parmi les 14 candidats, ce qui n'est pas sans déplaire aux membres du jury. "Les relations de travail sont différentes quand les femmes de chambre ont affaire à un homme plutôt qu'à une femme", explique Nicole Spitz. L'un des candidats acquiesce : "Le rapport avec les gouvernantes est plus facile pour moi. Un homme dans un milieu de femmes, c'est plus simple."

D'une manière générale, le jury a constaté que les prétendants étaient très motivés et courageux. Ceux qui concourent à ce MOF sont pour beaucoup déjà gouvernants, voire gouvernants généraux. Ils prennent le risque, en passant le concours, que leur travail soit remis en cause par leur équipe. Pour réussir, il leur faut prouver que les fondamentaux sont acquis mais aussi faire preuve de créativité.

Pascal Brun, président du groupe Frères Blanc et ancien hôtelier, faisait partie du jury. Il a tenu à saluer l'implication des gouvernantes : "J'ai accepté de participer car je trouve que la profession a besoin d'expertise et que le monde du travail doit gagner en qualité. Le travail de gouvernante, c'est l'âme de l'hôtel, c'est un service stratégique", assure-t-il. Goran Todorovic, directeur du Dream Castle, poursuit : "Ce métier est exceptionnel et courageux. Il nécessite  beaucoup de savoir faire et d'énergie. Je suis admiratif. C'est pour cette raison que j'ai souhaité aider dans l'organisation de ce concours en l'accueillant dans mon établissement, car il est difficile de mettre en place un événement de cette ampleur." Rendez-vous est donné les 4 et 5 février prochains pour les épreuves finales, qui se dérouleront sur la Côte d'Azur. 

Romy Carrere

Témoignages du jury

Le jury était composé de Nicole Ludwiczak, jury général, Franck Clere, jury général, Pascal BrunPaul Chevalier, Pascal Groell, Marie-Beatrice LallemandXavier Leru et Willy Libert.

"Je trouve ça très bien d'avoir une reconnaissance au titre du MOF. Le rôle qui est joué par ces personnes est primordial. Elles représentent l'image de l'établissement", affirme Willy Libert, qui a vingt-cinq ans d'expérience au sein du groupe Marriott.

"Je suis membre du jury car le MOF est une jolie tradition. Elle est motivante pour les candidats, sérieuse et appliquée dans son organisation. Le house-keeping mérite tout autant son MOF que les autres services, la propreté d'un établissement est non négociable par la clientèle", affirme Paul Chevalier, directeur du Sheraton Paris-Chjarles de Gaulle.

 

Réactions de deux candidats

"Nous avons été très bien accueillis. Nos pairs nous ont tout de suite mis à l'aise. Les épreuves se sont bien déroulées dans l'ensemble. Je suis actuellement en poste dans le secteur de l'hôtellerie de plein air, dans un resort avec studios. Si j'ai voulu passer le MOF, c'est pour m'évaluer, faire le point sur mes connaissances. Mon objectif est de promouvoir ce métier, qui gagne à être connu, notamment par le biais d'interventions auprès d'établissements."

"Les épreuves se sont bien passées. Le fait qu'il y ait quatre ateliers m'a rendu plus serein. Je suis assistant de direction de la gouvernante générale dans un grand hôtel parisien, depuis un an et demi. J'ai souhaité m'inscrire au MOF pour me permettre de faire un bilan, de savoir ce qui pêche dans mon travail. Je n'ai dit à personne que je passais ce concours car si je ne l'ai pas, je ne veux pas que ma crédibilité en pâtisse face aux femmes de chambre avec qui je travaille. Mon objectif est de promouvoir le fait qu'on n'a pas besoin d'avoir quinze ans de carrière pour être MOF et que ce métier de gouvernant général est accessible aux hommes."
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