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Réforme du baccalauréat technologique : l'Aflyht et l'Anephot témoignent

Formation - Écoles - jeudi 8 janvier 2015 22:00
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L'Aflyht, qui regroupe 250 établissements scolaires, et l'Anephot, qui fédère 70 établissements scolaires privés sous contrat, réagissent aux contestations faites sur la réforme de la série technologique hôtellerie.



"Nous sommes favorables à cette réforme que nous attendons depuis au moins cinq ans. Seuls en France, 82 établissements sont touchés par cette réforme. Et nous pouvons constater ici qu'après huit jours d'agitation, seul un établissement sur 82 a choisi le blocage de la réforme, les autres ayant préféré la voie de la négociation afin d'améliorer quelque peu cette réforme proposée par le Ministère.

Pourquoi sommes-nous favorable à cette réforme ?

Premièrement, elle n'a que trop tardé. Nous avons perdu au moins cinq ans empêchant ainsi nos élèves de seconde, comme tous les autres élèves de seconde en France, d'avoir des choix les plus ouverts possibles à la fin de leur seconde.

Nos élèves et leurs parents n'ont-t-ils pas comme les autres élèves de France le droit à l'erreur d'orientation et devons-nous dans ce cas les faire redoubler lors d'une réorientation ? Est-ce cela que veulent nos élèves et leurs parents ? Ne pas avoir un véritable choix d'orientation à l'issue de la seconde comme les autres français ?

La non-réforme aujourd'hui de la série Technologique de l'Hôtellerie Restauration entrainera inévitablement sa disparition à moyen terme au profit des Baccalauréats Professionnels et des MAN. Ce serait alors la paupérisation des choix offerts aux parents et aux élèves en fin de troisième pour entrer en Hôtellerie Restauration. En effet, ils n'auraient plus le choix qu'entre : la voie professionnelle ; la voie générale et Technologique hors Hôtellerie plus une MAN. La voie technologique n'existant plus ! La disparition de cette voie d'orientation suite à l'abandon de la réforme prévue actuellement entraînerait également la perte de bon nombre de postes Certifiés de cuisine, de services, économie-gestion, sciences appliquées, français et histoire-géographie au profit de postes d'autres catégories.

Est-ce cela que veulent les enseignants de Toulouse ? Leur disparition ?Cette réforme ne détruira pas l'efficacité d'un outil de formation très performant. Nous ne pouvons pas laisser nos élèves en dehors de la réforme des lycées engagée depuis 2010 sous peine de les marginaliser. Il ne suffit pas de penser qu'aux gros établissements scolaires du secteur. Dans le cadre d'une politique de territoire, les petits établissements ont aussi le droit et le devoir de vivre et de survivre. 

Il est faux d'écrire que la réforme remet en cause les Travaux Pratiques. Un volume complémentaire d'heures afin d'organiser des dédoublements donc des TP est prévu dans la grille horaire de la réforme. A chacun dans son établissement, au nom de leur autonomie, de s'organiser avec ce complément horaire pour faire exister des TP. On peut en revanche, redire au Ministère et négocier avec lui, comme nous avons commencé à le faire le 11 décembre 2014, que cette enveloppe est insuffisante. Cela fait partie de la marge de négociations plutôt que de tout remettre en question. L'AFLYHT et l'ANEPHOT ont proposé que ce volume horaire passe de 13 à 16 heures pour 29 élèves comme c'est déjà le cas dans les séries STI2D et STL rénovées. Ainsi, nos élèves seraient à égalité de TP avec ces deux séries semblables au niveau groupes. Ceci est une véritable négociation. 

Les stages sont effectivement réduits et particulièrement en seconde.  Ceci est l'effet de la seconde indifférenciée de la réforme des lycées qui doit permettre un large choix d'orientation à nos élèves en fin de seconde. Doit-on enfermer nos seuls élèves dans un carcan dès la sortie de troisième ? Là encore, nous pouvons faire des propositions. La suppression des 10 jours filés au profit d'une semaine supplémentaire de stage : ceci permettrait à nos élèves durant leurs 3 semaines de stage de faire, par exemple : une semaine en cuisine ; une semaine en services ; une semaine en hébergement. Et d'appréhender ainsi complètement la réalité de l'Hôtellerie Restauration. 

Il est complètement faux de dire que la réforme entraînerait la disparition de la MAN. A chaque discussion avec le Ministère que nous avons depuis cinq ans, il a toujours été dit et répété que nous tenions à cette MAN. Le Ministère nous a toujours rassurés sur ce point. Pourquoi faire peur aux gens en annonçant des contre-vérités ? La Seconde prévue par la réforme est bien une seconde spécifique même si elle l'est moins qu'auparavant. En effet, nous aurons la seule filière technologique avec des stages et la seule seconde avec autant d'heures d'enseignements professionnels de notre spécialité. 

Avant de conclure, nous tenons à préciser que les enseignants n'ont pas appris par la presse la réforme mais par le site officiel du Ministère EDUSCOL. Si nous obtenons l'augmentation du volume horaire complémentaire, les enseignants de cuisine ne seront pas lésés mais y gagneront. Nous voudrions également rappeler que le Bac technologique n'est pas un diplôme professionnalisant mais un sésame pour l'entrée dans le Supérieur. Un élève qui vient en bac technologique pour entrer dans le monde du travail après son Bac se trompe de filière et il faut le lui dire et le réorienter vers un des deux bacs professionnels de notre filière. 

En conclusion, cette réforme peut être améliorée sur quelques points. Elle ne demeure pas moins une bonne réforme nécessaire tout de suite sous peine de disparition de la série technologique hôtelière. Cette réforme qui mènera nos élèves aux études supérieures permettra, nous l'espérons, une meilleure formation des cadres de l'Hôtellerie Restauration de demain : Ce dont notre pays a besoin."                                                


Cyrille Jeannes, président de l'Aflyht, et Joseph Le Gal, président de l'Anephot
Selon les deux associations :

Les points positifs de la réforme :

• Les élèves qui se trompent d'orientation peuvent rejoindre une autre série de première sans redoubler

• Seul baccalauréat technologique a avoir des stages


Les points négociables :

• Stages réduits de 16 à 6 semaines (dont 2 semaines et 10 jours filés en seconde) : négociation pour supprimer les 10 jours filés au profit d'une semaine supplémentaire de stage

• Sauvegarde des travaux pratiques : négociation en cours pour passer d'un volume de 13 à 16 heures pour 29 élèves



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collectif lht
Le Collectif contre la Réforme du baccalauréat technologique d’Hôtellerie Aux associations de l’Aflyht et l’Anephot En réponse à l’article paru le 8 janvier 2015 dans le journal l’Hôtellerie Restauration, le collectif tient à éclaircir sa position sur les différents points abordés par Cyrille Jeannes et Joseph Le gal au nom des organismes qu’ils représentent. Nous tenons d’abord à les rassurer : nous ne sommes pas contre une réforme du baccalauréat technologique d’Hôtellerie, mais contre la réforme, ou plus exactement le projet de réforme paru sur Eduscol le 11 décembre 2014. Nous regrettons notamment que la « consultation[engagée] sur les projets de programmes de la classe de seconde de la série technologique hôtellerie-restauration » ait été prévue pour se dérouler dans un laps de temps trop court, « sur une période de 2 semaines, du 1 au 16 décembre 2014 ». Ceci dit, cette consultation a eu le mérite de rappeler le droit des différents protagonistes à exercer leur liberté de réflexion et d’expression, droit fragile –comme l’actualité vient de nous le rappeler cruellement- mais fondamental dans une démocratie soucieuse de défendre et de promouvoir la pluralité des opinions. Aussi sommes-nous soulagés de constater que l’Umih, dans un communiqué du 9 janvier, ne demande pas autre chose en suggérant de poursuivre les échanges entre les différents partenaires et d’étendre la concertation « à l’ensemble des acteurs concernés (corps enseignants, inspection générale de l’Education nationale, professionnels) dans un climat apaisé, au bénéfice des élèves et de la filière. » Que l’Aflyht et l’Anephot ne se méprennent pas : le collectif est une émanation plurielle et non catégorielle ou syndicale, qui regroupe des enseignants de toutes disciplines et a reçu le soutien incontestable de nombreux collègues, étudiants, parents, professionnels, au vu du succès de la pétition mise en ligne, plus de 6450 signatures à ce jour. Un collectif qui œuvre donc dans l’intérêt bien compris des élèves et non dans l’intérêt partisan de quelques enseignants. Nous sommes tout à fait conscients que la réforme du baccalauréat hôtelier s’inscrit dans la refonte plus globale de l’ensemble des filières technologiques et que l’un des objectifs est de permettre aux élèves de se donner jusqu’à la fin de la seconde pour définir leur projet définitif d’orientation. Rappelons toutefois que l’erreur d’aiguillage est un fait rarissime en hôtellerie : les élèves de bac technologique s’engagent généralement pour un cursus complet en trois ans, sans chercher à se réorienter, ce qui est d’ailleurs un signe de réussite de la filière. Par ailleurs, une fois rénovée, la seconde technologique restera malgré tout une seconde spécifique. Si, comme y insistent Cyrille Jeannes et Joseph Le Gaal, la réforme « n’a que trop tardé », si « nous avons perdu au moins cinq ans », pourquoi « La non-réforme aujourd’hui de la série technologique de l’Hôtellerie Restauration [entraînerait] inévitablement sa disparition à moyen terme » ? Après tant d’hésitations et d’atermoiements, pourquoi une telle précipitation, une telle dramatisation ? Ne vaudrait-il pas mieux, pour se laisser le temps du dialogue et par souci de cohésion sociale, comme le préconise l’Umih, repousser l’entrée en application de la réforme à la rentrée 2016 ? Pour ce qui est des horaires d’enseignement et de TP, nous sommes ravis d’apprendre que l’Aflyht et l’Anephot sont en pourparlers pour obtenir du ministère un volant horaire supplémentaire, et passer ainsi de 13 heures allouées à 16 heures pour 29 élèves, afin d’organiser les dédoublements, ce qui rétablirait l’équité de traitement entre les différents baccalauréats technologiques rénovés. Que n’ont-ils communiqué plus tôt cette précieuse information propre à calmer les esprits ! C’est que, peut-être, les doutes, les interrogations, les craintes du collectif ne portent pas seulement sur l’organisation matérielle des enseignements mais également sur leur contenu… Forts d’une hypothétique concession du ministère à leur demande d’aménagements d’horaires, l’Aflyht et l’Anephot affirment qu’« il est faux d’écrire que la réforme remet en cause les Travaux pratiques ». Et d’ajouter que les heures supplémentaires allouées permettront d’organiser « des dédoublements donc des TP » ! Est-il besoin de rappeler que les heures de dédoublement concernent toutes les matières et non les seuls enseignements technologiques ? Il y aura donc bien une diminution conséquente des heures de TP, à moins de sacrifier à l’autel de la réforme l’enseignement général ! Dernier point : le maintien ou la suppression des MAN. Si l’Aflyht et l’Anephot disent avoir reçu des garanties du Ministère, nous sommes prêts à l’entendre et considérons cette voie d’accès au BTS comme un acquis inaliénable. C’est pour toutes ces raisons et dans un souci de clarification, que la réforme devrait être renégociée et son entrée en application repoussée.
12/01/2015 10:24
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