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Réussite : Adrien Gloaguen, hôtelier par nature

Emploi - vendredi 6 juillet 2018 10:26
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75 - Paris À 35 ans, le jeune homme est déjà propriétaire de quatre hôtels - bientôt cinq. Son credo : racheter des hôtels défraîchis pour les remettre d'aplomb.




Adrien Gloaguen est un hôtelier moderne. À 35 ans, le voilà propriétaire de quatre hôtels parisiens. Le Paradis, le Beaurepaire, tous deux nichés dans l'est parisien, le Panache et le Bienvenue, dans le IXe arrondissement. Leurs points communs : un rapport-qualité prix au plus juste et une déco soignée. Passionné de design et d'architecture, Adrien Gloaguen avoue détenir pas moins de 35 000 images de références dans son smartphone. Cet entrepreneur aime avant tout dénicher l'architecte d'intérieur qui concordera avec le projet.

Son intérêt pour l'univers hôtelier débute par un coup du destin. Fils du fondateur du Guide du routard, le jeune homme file à Londres. Il a 18 ans et son bac pour tout diplôme. Rapidement, il décroche un emploi dans les bureaux d'une auberge de jeunesse où l'atmosphère, comme les métiers de l'hospitalité, le séduisent. À la fin de la saison, la mission s'arrête, mais pas l'obsession. C'est avec l'idée bien arrêtée d'ouvrir un établissement qu'il entame des études en école de commerce et effectue stages et petits boulots dans l'hôtellerie.

Adrien Gloaguen veut ainsi tester tous les métiers du secteur. Le seul poste qu'il n'avait jamais occupé dans le milieu ? Réceptionniste. Il se fait donc embaucher au desk d'un petit hôtel. Un an plus tard, son destin se met définitivement en marche : il rachète son premier établissement, le Sophie Germain à Paris (XIVe). "J'ai essuyé six refus sur sept de la part des banques, se remémore le jeune homme. Et la seule banque qui a accepté n'a pas voulu financer les travaux de rénovation." Qu'à cela ne tienne, il s'en chargera l'année suivante. Le succès est fulgurant.

Trois ans plus tard, l'aventure se poursuit avec le Paradis (Xe), en 2011. Une autre carte postale de Paris, toujours hors des sentiers battus. "Là aussi, le concept est le même : une jolie déco, une bonne literie et un wifi opérationnel", résume t-il assez simplement. Une quarantaine de chambre, de belles perspectives sur le Sacré-Coeur et un hôtel réinventé 'à la Gloaguen'. La réussite est là aussi immédiate et même des stars y séjournent dès les premiers jours d'ouverture, comme la chanteuse Mia.

Le voyage au coeur de sa démarche

Viennent ensuite le Panache en 2013, le Bienvenue en 2015, puis le Beaurepaire à l'automne 2016. Sa dernière acquisition : L'hôtel Bienvenue (3 étoiles) et ses 38 chambres. Chaque fois, Adrien Gloaguen entraîne le voyageur dans un univers qui n'appartient qu'à lui, mélange d'air du temps et d'intemporel. "Que ce soit en posant le pied dans une chambre d'hôtel ou en faisant le tour du monde, le voyage est au coeur de la démarche qui m'anime", confie-t-il.
Adepte de la rive droite, Adrien Gloaguen perpétue la tradition familiale du voyage, qu'il s'agisse de franchir la Seine pour retrouver les brasseries de Montparnasse où il a grandi ou de traverser la France, voire la planète, pour découvrir un nouvel hôtel. À la tête d'un groupe de 80 salariés regroupés au sein de l'entité Touriste, ce jeune entrepreneur a récemment mis la main sur le Carlton's, palace art déco quelque peu décati. Début des travaux en octobre, ouverture au printemps 2019. 
Son prochain défi : acquérir un hôtel en Corse. Plus rien ne semble arrêter le jeune hôtelier.

Mylène Sacksick
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Bio express
- 1982 : Naissance à Paris

- 2007 : Diplômé de l'EDC, Paris Business School (Courbevoie)

- 2008 : Achat de son premier hôtel, le Sophie Germain

- 2011/2017 : Rachat des établissements Le Panache, le Paradis, le Beaurepaire puis le Bienvenue

- 2018 : Création du groupe hôtelier Touriste