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Retour d'expérience : "Je suis parti travailler à Bora Bora"

Emploi - mardi 17 janvier 2017 17:00
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Bora Bora (987 - Polynésie Francaise) Clément Courjault est parti il y a un an comme chef concierge de l'hôtel The St Regis Bora Bora Resort, situé sur une île paradisiaque de Polynésie française. Un quotidien de rêve ?



Clément Courjault : 'Au delà du décor paradisiaque, dont personne ne peut se lasser, il faut accepter de vivre avec le strict minimum.'
Clément Courjault : 'Au delà du décor paradisiaque, dont personne ne peut se lasser, il faut accepter de vivre avec le strict minimum.'


L'Hôtellerie Restauration : Comment êtes-vous arrivé au poste de chef concierge au St Regis de Bora Bora ?

Clément Courjault : J'ai découvert la conciergerie alors que j'étais portier à Toronto, après avoir occupé des postes de barman à Courchevel, réceptionniste à Paris… J'ai intégré l'Institut de conciergerie internationale de Paris et je suis resté trois ans comme concierge au W Paris Opéra, avant de saisir cette opportunité. Un ami qui allait se faire embaucher en tant que directeur F&B m'en a parlé. J'ai envoyé ma candidature et elle a été acceptée fin 2014 pour un départ en janvier 2016. C'était très attirant pour moi : un tel poste dans une marque de telle renommée, et dans le groupe Starwood que j'affectionne particulièrement.

 

Dans quelles conditions êtes-vous accueillis ?

Nous sommes logés, nourris, blanchis, ce qui explique des salaires plus faibles qu'en métropole. On est logé sur le 'motu' de l'hôtel : un minuscule banc de sable qui fait face à l'île principale de Bora Bora. Nous traversons le resort qui, à son échelle, est très étendu, pour nous rendre au travail. La plupart des locaux habitent quant à eux sur l'île principale et utilisent nos bateaux-navettes.

 

Comment se passe le quotidien sur l'île ?

La vie quotidienne n'est véritablement pas faite pour tout le monde. Au delà du décor paradisiaque, dont personne ne peut se lasser, il faut accepter de vivre avec le strict minimum. La vie sociale et nocturne est pauvre, il n'y a que peu de restaurants, un ou deux bars, pas de shopping, ni de cinémas. Tout ferme très tôt et il faut vivre avec la contrainte des transports, quasiment absents sur l'île principale, donc et des bateaux-navettes. 

 

Et pour la santé ?

Elle est prise en compte par l'hôtel, au même titre que le régime de métropole. Mais les services sur place sont moindres : quelques médecins et une sage femme. Pour tous les soins plus importants, il faut se rendre sur une autre île : Raiatea, à quinze minutes d'avion, ou Tahiti, à cinquante minutes d'avion.

 

Les liens avec la métropole sont-ils faciles ?

C'est simple grâce à toutes ces nouvelles technologies et  applications. Skype, WhatsApp, e-mails… Le seul bémol est le décalage horaire de 11 ou 12 heures.

 

Et pour la suite ?

Chaque métropolitain signe un CDD. Beaucoup ne le renouvellent pas et partent au bout d'un an ou moins. Le mien se termine fin janvier. L'expérience professionnelle a été immensément intéressante et enrichissante, mais j'ai décidé de faire un stop d'un an pour faire un tour du monde.

Caroline Mignot
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