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Le lourd tribut des discothèques

Vie professionnelle - mercredi 22 juillet 2020 12:05
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Nouvelle réunion prévue ce vendredi 24 juillet avec le Gouvernement et les organisations professionnelles qui demandent un plan d'urgence adapté au secteur...



La manifestation du 12 juillet à Paris se voulait bon enfant et festive, mais les professionnels n'ont pas caché le sentiment d'être abandonné.
La manifestation du 12 juillet à Paris se voulait bon enfant et festive, mais les professionnels n'ont pas caché le sentiment d'être abandonné.

Loyer, assurances, contrats d’eau et d’électricité, honoraires comptables et juridiques… les factures continuent de tomber pour les discothèques alors qu’elles ne sont toujours pas autorisées à rouvrir depuis le 14 mars minuit. Plusieurs centaines de professionnels ont manifesté dans différentes villes le dimanche 12 juillet pour alerter l’opinion et appeler les pouvoirs publics à sauver le monde de la nuit. Cinq jours plus tard, une première réunion s’est tenue à Bercy avec Alain Griset, ministre en charge des petites et moyennes entreprises et l’ensemble des organisations représentatives du secteur » : Umih, GNI, SNDLL (syndicat national des lieux de loisirs), CSLMF (chambre syndicale des lieux musicaux et festifs), Sneg (syndical national des lieux festifs et de la diversité) et Camulc (syndicat national des cabarets, music-halls) alors que le recours en référé auprès du Conseil d’Etat contre la décision du Gouvernement de maintenir les établissements fermés venait d’être déboutée. « Après 4 mois de fermeture, 4 mois sans recettes, 4 mois d’incertitude et d’angoisse, la situation tant psychologique que financière s’avère dramatique » déplorent les représentants de la nuit qui réclament un plan d’urgence économique et social pour assurer la survie des ERP de type P qui ne bénéficient pas de l’aide de 1 500 euros prévue par le Fonds de solidarité. Les organisations sont unanimes sur la nécessité de continuer, pour ces établissements, d’interdire aux bailleurs l’usage des clauses résolutoires et l’expulsion des professionnels pour non-paiement des loyers, de créer un fonds de soutien spécifique ou étendre le Fonds de solidarité afin de permettre de couvrir les charges fixes. « Nous demandons aussi le cas des entreprises en plan dit de continuation, pour lesquelles le règlement des annuités s’avère impossible. Elles doivent bénéficier d’un report des échéances équivalent à la période de fermeture ». Au terme de la réunion, les organisations professionnelles ont indiqué que le ministre partageait leur volonté de mettre en œuvre des mesures destinées à protéger les entreprises des « expulsions » et « liquidations ». Vendredi 24 juillet, un nouveau tour de table est prévu avec Alain Griset.

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Sylvie Soubes
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