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Où en sont les relations hôteliers/OTA ? Récap

Vie professionnelle - lundi 27 mars 2017 15:23
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Les OTA (online travel agencies) ou agences en ligne ont pris une place considérable dans la distribution de l'hébergement marchand depuis le développement du Web.

Que leur reproche-t-on ?

« Ces sites ont préempté une partie non négligeable de la chaîne de valeur » et  « ils exercent des pressions exorbitantes qui remettent en cause la viabilité de notre système économique »  résume l'Umih. Le poids de plus en plus important des commissions (plus de 500 millions d'euros de commissions ont été reversés par les hôtels aux OTA en France en 2016), la main mise sur la relation client et sur la fixation des prix sont les principales causes de tension.

Quelles avancées ?

L'Article 33 octies A de la loi Croissance et Activité (loi Macron), publiée et promulguée le 6 août 2015, instaure un contrat de mandat entre l'hôtelier et les plateformes de réservation. Les clauses de parité instaurées jusque-là par les sites sont tombées, redonnant (c'était l'objectif du texte) sa liberté commerciale et tarifaire à l'hôtelier.

En avril 2015, Booking.com s'est engagé auprès de l'Autorité de la Concurrence pour « poser les bases d'une concurrence accrue au bénéfice des consommateurs comme des hôteliers » qui a donné lieu à une charte de bonnes pratiques, présentée par la plateforme le 11 mai 2016. Mais celle n'a pas convaincue la profession qui estime que des points essentiels sont restés en suspens.


Les pratiques montrées du doigt

Des contrats contenant encore des clauses potentiellement abusives ou anti concurrentielles (contournement de la loi)

Les nouveaux développements ou nouvelles fonctionnalités imposés par les sites qui vont à l'encontre de la liberté commerciale

Une préemption des clients de l'hôtel ou l'achat de mots clés ou référencements sur la base de droits de propriété intellectuelle appartenant aux hôteliers

Une e-réputation fragilisée par les difficultés et le délai nécessaires pour supprimer de faux commentaires

Des mentions trompeuses pour le consommateur comme Hôtel préféré, lié à des critères non pas objectifs mais d'ordre financiers, ou hôtel complet alors qu'il ne l'est pas


Principale Source : le Livre Blanc de l'Umih

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