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Union de la sommellerie française : Michel Hermet veut former et rassembler

Vie professionnelle - jeudi 10 mars 2011 11:04
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Nîmes (30) Élu président de l’UDSF, le professionnel nîmois entend faire de l'association un partenaire reconnu qui sait communiquer et faire entendre sa voix.



Le Nîmois Michel Hermet a débuté un premier mandat de trois ans.
Le Nîmois Michel Hermet a débuté un premier mandat de trois ans.


Cette année 2011, Michel Hermet n’est pas près de l’oublier. Le restaurateur-sommelier languedocien, tout juste 58 ans (dont 36 en tant que membre de l’Union de la sommellerie française), va d’abord fêter d’autres anniversaires marquants : les 30 ans de son installation à Nîmes et de la création avec son associé d’alors, Jean-Marie Lagrange, du San Francisco Steak House, puis les 25 ans de l’ouverture de son établissement, le Wine Bar, et les 5 ans de l’installation de celui-ci au Cheval Blanc, face aux arènes de Nîmes. Sans oublier les 30 ans d’existence de l’association régionale du Languedoc-Roussillon dont il fut secrétaire avant d’en assurer la présidence. Autant d’activités que cet Héraultais, fils de vigneron et propriétaire lui-même de quelques hectares de vignes, a toujours su mener de front avec enthousiasme et professionnalisme.

Mais 2011 restera surtout comme l’année de son élection à la présidence de l’Union de la sommellerie française. Responsabilité où il a succédé à Serge Dubs, à la mi-janvier, au lendemain du concours du meilleur sommelier de France remporté par Benjamin Roffet. “Il faut d’abord souligner la qualité du travail réalisé par le précédent bureau qui a apporté la stabilité économique à notre association mais aussi affirmé la place de l’Union par la qualité d’organisation de ses différents concours.”

Relancer l’intérêt des jeunes


Avec une équipe dirigeante en partie modifiée, il a déjà fixé des objectifs bien précis à l’UDSF qui compte environ 1 200 adhérents en France. Et le premier, qui s’accompagne de la nomination de David Biraud à l’animation d’une commission spécifique, concerne les jeunes; “La jeunesse doit être l’une des priorités de notre association. C’est la vocation première, à travers les concours, d’encourager les jeunes à parfaire leurs connaissances et à progresser dans le métier. Ce sont les professionnels de demain.”

Mais avant les concours, il faut bien entendu intéresser et former. “Sur la base du constat que la passion se perd, que l’intérêt pour le métier est faible, que les classes de mention complémentaire n’attirent pas un nombre suffisant de candidats, notre devoir est de pérenniser le métier. Je vais donc demander à chaque composante régionale de notre union de mettre sur pied une commission jeunesse, afin d’associer les jeunes générations à nos activités. Une plaquette informative sous forme de bandes dessinées est à l’étude. Elle serait destinée à tous les élèves des écoles hôtelières afin de les sensibiliser et de susciter des vocations. L’UDSF doit également se rapprocher des professeurs afin d’étudier une plaquette plus technique. Il n’est pas question d’envisager cela sans y associer l’association des professeurs et formateurs de sommellerie, avec qui l’on se doit d’être en constante collaboration.”

Mon rôle, défendre ce métier”

Michel Hermet veux également faire entendre la voix de la sommellerie française. Et pour cela, il entend bien réagir et s’exprimer en tant que président sur toutes les questions liées au vin et à sa place dans la société. “Pour cela, je me suis rapproché récemment de Vin et Société, qui mène des actions d’information et de communication pour lutter contre les conséquences sociales de la consommation abusive et pour promouvoir la consommation responsable. La sommellerie française a des choses à dire sur les sujets du moment et participer activement à la défense du métier de sommelier et du vin, attaqué de toutes parts. Je ne voudrais pas, notamment, que les étrangers nous dament le pion parce qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes contraintes que nous. En fait, ceux qui s’attaquent au vin, s’attaquent à notre métier et mon rôle c’est de le défendre.”

Mais le nouveau président sait aussi qu’il doit développer une indispensable communication entre les membres eux-mêmes de l’UDSF. ”Nous travaillons en ce moment à une refonte de notre site. Il doit être non seulement une belle vitrine et une belle image de marque de notre métier et devenir un carrefour et un lieu d’échanges.”



Jean Bernard

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