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2ème Rencontre territoriale des saisonniers en Côte d’Opale

Vie professionnelle - vendredi 11 juin 2010 11:26
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De gauche à droite : Robert de Caumont, président de l’association des lieux d’accueil des travailleurs saisonniers (Briançon), Christophe Dez, délégué saisonniers HCR CFDT, Marie Fabre, conseillère générale du Nord, Thierry Grégoire, Olivier Caboche directeur de la Mef (Maison de l’emploi et de la formation de la Côte d’Opale) et Hervé Hénon, président Mef à Condette, pour la 2ème Rencontre territoriale.
De gauche à droite : Robert de Caumont, président de l’association des lieux d’accueil des travailleurs saisonniers (Briançon), Christophe Dez, délégué saisonniers HCR CFDT, Marie Fabre, conseillère générale du Nord, Thierry Grégoire, Olivier Caboche directeur de la Mef (Maison de l’emploi et de la formation de la Côte d’Opale) et Hervé Hénon, président Mef à Condette, pour la 2ème Rencontre territoriale.

La saisonnalité s’organise. Pour la deuxième année consécutive, les acteurs du littoral Nord-Pas-de-Calais, se sont retrouvés pour débattre, avec d’autres régions, des moyens à mettre en œuvre. On le sait, l’un des principaux freins porte sur le logement. Thierry Grégoire, président de la Fédération nationale des professions saisonnières et président général Umih Terre et Mer d’Opale, a présenté le projet de résidence mixte, pouvant accueillir élèves et salariés en fonction de la période, que la profession souhaite développer. Des logements gérés par la profession et dédiés au secteur, co-financés par la Caisse des dépôts. “Nous ne voulons plus que la moitié de la paye d’un saisonnier parte dans son logement, explique ce responsable patronal. Nous avons cherché des solutions et ce modèle de résidence répond en partie à la problématique.” Une première résidence devrait voir le jour à Etaples, près du Touquet. D’ici cinq ans, une douzaine pourraient être construites dans les régions concernées par la saisonnalité. Thierry Grégoire estime aussi que les résidences hôtelières devraient être soumises à quotas. Pour lui “l’Etat devrait imposer que 20% soient réservés au logement des saisonniers”. Durant cette matinée de réflexion, la notion de réseau est également apparue comme essentiel pour l’avenir du secteur. Le développement de l’accueil et des services à destination des saisonniers est aujourd’hui nécessaire, tout comme le principe d’un guichet unique par région. “Nous devons faciliter l’information et la mise en relation avec les employeurs. Tout comme il est important de travailler la formation. La sécurisation des parcours professionnels est un enjeu, tout comme l’accompagnement des entreprises, qui doivent pouvoir fidéliser le personnel saisonnier”. Dans le Pas-de-Calais, la Maison de l’emploi et de la formation du Boulonnais réunis élus, collectivités, partenaires sociaux, entreprises, branches professionnelles, outils  territoriaux et services de l’Etat. Véritable laboratoire d’idées, celle-ci planche sur un label ‘accueil saisonnier’ pour les entreprises à forte saisonnalité, accompagné d’un guide pratique ou encore au développement des parcours professionnels individualisés, adaptés aux bassins d’emplois, au développement des compétences ou des solutions à la mobilité des salariés. “La saisonnalité n’est pas un choix. Elle correspond à un climat, à un lieu géographique. Mais elle est source d’économie et de développement du territoire. C’est un enjeu majeur qui s’inscrit dans la durée” termine Thierry Grégoire, pour qui la reconnaissance de l’entreprise saisonnière est urgente.
Sylvie Soubes

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