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Édito du 9 avril 2010 : “Rêves cathodiques”

Vie professionnelle - jeudi 8 avril 2010 11:59
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Le succès considérable de l’émission ‘Top Chef 2010’ ne peut laisser indifférents tous les professionnels de la cuisine, tant par la notoriété des chefs qui ont contribué à la réussite médiatique de l’opération, que par l’enthousiasme des participants.

Alors que l’affligeante médiocrité de la plupart des émissions dites de télé-réalité ne sert qu’à entretenir l’affluence publicitaire sur les écrans, la mise en scène de ‘Top Chef’ son rythme soutenu, et ses épisodes à rebondissement ont permis à plusieurs millions de téléspectateurs de mieux connaître les coulisses du métier de restaurateur, d’en apprécier les difficultés et les satisfactions, et, pourquoi pas, de susciter des vocations.

Il est vrai que la chaîne M6 avait déjà ouvert la voie en créant la surprise d’un audimat inattendu pour ‘Oui Chef’ qui révéla le talent de Cyril Lignac à la France entière, il y a quelques années. Cette seconde approche du métier de cuisinier, qui a permis à de jeunes professionnels de se confronter dans le cadre d’un concours où la spontanéité l’emportait sur la technique, a mis en lumière le stress d’un métier où la satisfaction du client n’est jamais acquise définitivement, et les exigences de rigueur, de créativité et de constance que doit cultiver tout cuisinier digne de ce nom.

L’incontestable enthousiasme des jeunes chefs en devenir a séduit à la fois le téléspectateur et les membres éminents du jury composé de stars des fourneaux qui ont accepté d’accompagner les candidats jusqu’à la finale. Leur émotion sincère lors de la proclamation des résultats a grandement contribué à récompenser le meilleur, et à consoler les challengers dont le niveau, Thierry Marx se plut à le souligner, était particulièrement élevé.

Néanmoins, ce fut la maman du jeune vainqueur, Romain Tichenko - qui fut à bonne école avec William Ledeuil à Kitchen Gallerie bien connu des habitués de la Rive gauche - qui  prononça le commentaire le plus percutant : “Après cette émission, il faut espérer que la cuisine ne sera plus considéré comme un métier réservé à l’échec scolaire.”

Effectivement, la mise en valeur servie, il est vrai, par une talentueuse mise en scène, des joies et des angoisses de l’art culinaire, vaut tous les discours officiels sur la réhabilitation de l’enseignement professionnel.

Et puis, un petit rappel pour tous les restaurateurs, du plus étoilé au plus modeste aubergiste, en forme d’évidence : le client est seul juge. Il a pris un malin plaisir à le rappeler lundi soir à la fin du dîner au Trianon Palace.

De temps en temps, c’est bien la télé.

L. H.
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par Corinne Veyssière
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