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3 restaurateurs sur 4 déclarent avoir baissé les prix

Vie professionnelle - mercredi 28 octobre 2009 09:16
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Selon une étude réalisée par le cabinet Gira conseil, 76% de restaurateurs déclarent avoir pratiquée une baisse des prix dans leurs établissements depuis la mise en place du taux réduit de TVA. 27% ont répercuté cette baisse sur 7 articles ou moins, et apparaît comme peu visible par la clientèle.



Cette première analyse a été réalisée par le cabinet Gira conseil, dans le cadre du baromètre de la restauration française mis en place par l’Umih qui souhaitent se doter d’outils statistiques fiables et dont les résultats complets seront présentés lors du congrès de Nantes en Novembre.

Cet observatoire s’appuie sur l’étude de 2000 établissements qui ne sont pas tous des adhérents de l’Umih, repartis sur l’ensemble du territoire français, représentant les trois grandes catégories   de restauration : indépendant, chaînes, d’hôtel avec les 6 segments d’activités : traditionnel, pizzeria, gastronomique, brasserie, ethnique, café-bar.

Afin de contrebalancer la campagne médiatique de dénigrement que subit actuellement la profession, Christine Pujol présidente de l’Umih  a demandé un bilan intermédiaire de cet observatoire sur le volet TVA avec la baisse des prix. Celui-ci porte sur un panel représentatif  de 750 personnes. Deux questions simples ont été posé aux professionnels : Avez-vous pratiqué une baisse des prix dans votre établissement ? Sous quelle forme avez-vous répercuté cette baisse ? En cas de réponse négative : Pour quelles raisons n’avez-vous pas répercuté cette baisse ?

 

Des résultats surprenant, et intéressants

Annonce en préambule Bernard Boutboul directeur général de Gira conseil. « 76% des restaurateurs déclarent avoir baissé leur prix dans leurs établissements, soit 3 restaurateurs sur 4 alors que les pouvoirs publics parlent d’un professionnel sur deux qui auraient répercuté cette baisse des prix. Ces chiffres ne sont pas contradictoires. Plus que ce chiffre de 76% c’est que qui est derrière qui est le plus  important et explique dans le même temps la grogne des pouvoirs publics et de l’opinion envers le secteur. » explique Bernard Boutboul.

En effet, ils sont 27,40 % à avoir répercuter cette baisse des prix sur 7 produits de leur carte et pour la moitié d’entre eux sur moins de 7 produits, sur des cartes comportant en moyenne une quarantaine de produits. Donc cette mesure n’a pas été visible par les consommateurs. Au final, ils sont 48,6% a avoir envoyé un signal fort à leur clientèle en pratiquant une baisse sur plus de 7 articles, soit un restaurateur sur deux.

Quant aux 25% qui déclarent ne part avoir répercuté la baisse des prix, un tiers d’entre annonce avoir déjà pratiqué une baisse des prix dans le courant de l’année avant la mise en place du taux réduit. Un autre tiers (36,25) préfère utiliser cette marge autrement (investissement, salaire). Seulement 29,38% déclare ne rien faire ni sur le plan social ni au niveau des investissements. Représentant au final que 7,5% de récalcitrants sur la population totale de la restauration.

Encourager ceux qui jouent le jeu, motiver les autres
« Il s’agit de résultats encourageants » constate Christine Pujol, « que l’on doit utiliser pour conforter les 75% de professionnels qui sont fatigués d’entendre qu’ils n’ont rien fait alors que ce n’est pas le cas ». Mais la présidente de l’Umih a pris acte du coup de semonce d’Hervé Novelli qui attend une amélioration de l’indice des prix de la restauration pour le 15 décembre. Organisation professionnelle qui prépare un plan de communication de crise en renforçant sa campagne médiatique tant à l’égard des professionnels que des consommateurs, intensifie les réunions avec les parlementaires et se mobilise auprès des restaurateurs en organisant des réunions conjointement avec les chambres de commerce afin de toucher le plus possibles de professionnels. Christine Pujol, qui dans le même temps demande que l’on laisse au moins une année à la profession avant de prendre toutes conclusions hâtives sur les effets de cette baisse de TVA.
Pascale Carbillet

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