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Christine Lagarde et Hervé Novelli donnent le coup d’envoi de la baisse de TVA

Vie professionnelle - mardi 30 juin 2009 11:32
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La veille de l’application du taux réduit de la TVA, Christine Lagarde ministre de l’économie et Hervé Novelli secrétaire d’Etat au tourisme ont donné le coup d’envoi de la baisse à 5,5% du taux de TVA pour le secteur de la restauration.



Christine Lagarde et Hervé Novelli donnent  le coup d'envoi de la baisse de TVA
Christine Lagarde et Hervé Novelli donnent le coup d'envoi de la baisse de TVA

« Ce matin nous lançons le début d’une histoire. L’histoire d’une promesse tenue, celle faites par Nicolas Sarkozy d’obtenir l’autorisation de Bruxelles d’appliquer le taux réduit de TVA. L’histoire d’un engagement réciproque entre le gouvernement et les organisations professionnelles du secteur concrétisé dans le contrat d’Avenir. L’histoire de la responsabilité des professionnels qui repose sur la confiance. » annonce en préambule Christine Lagarde. Si la ministre de l’économie insiste tout particulièrement  sur l’engagement en matière de baisse de prix, elle précise que cette mesure très attendue par les clients ne doit pas faire oublier le volet social de ce contrat d’Avenir qui prévoit une revalorisation des avantages sociaux des salariés et l’engagement de 40 000 embauches d’ici 3 ans et permettre la modernisation des établissements.

Au côté des deux ministres, des professionnels représentants des établissements de chaînes et des restaurateurs indépendants témoignent sur la manière dont ils ont répercuté cette baisse des prix dans leurs établissements. Barbara Cohen, la Grande au Dîmes (essonne) a baissé ses prix depuis le 8 juin, passant son menu de 35 € à 29,90 € soit plus de 17%. Avec cette action elle constate que sa clientèle revient plus fréquemment dans son établissement (7 fois dans le mois contre 4 à 5 habituellement). Stanilas Dewinter, président du Groupe SDW détenant 13 établissements dont le Saut du loup où se tenait cette conférence de presse déclare mettre en pratique le contrat d’Avenir en réduisant de 14% une dizaine de produits. Souhaite profiter de cette manne financière pour augmenter le budget formation de l’entreprise et permettre l’ascension des salariés à des postes à responsabilité.

Pour Dominique Giraudier, pd-g du groupe Flo, cette baisse de TVA doit profiter aux clients et à ses équipes. Le groupe veut utiliser cette baisse des prix dans un véritable plan de relance commercial, en répercutant celle-ci sur ces produits phares. Le groupe s’engage aussi à recruter 350 apprentis supplémentaires à la rentrée. L’objectif que chaque établissement recrute deux apprentis, un en salle et l’autre en cuisine.

En baissant le prix de son café au comptoir à 0,95 €, dés le début du mois de juin Bertrand Guillemain (le vin Sobre) a permis de reconquérir la clientèle du matin. Malgré la  baisse de prix de son menu à l’ardoise, il constate une augmentation de son chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière.

Laurent Plantier directeur général du groupe Alain Ducasse, insiste sur l’exemplarité dont doivent faire preuve les portes paroles de la profession à l’instar d’Alain Ducassse sur la mise en place de ce contrat d’Avenir dans leurs établissements.

Quant à Philippe Labbé, président du directoire de Courtepaille, il tient à préciser que son groupe considère ce contrat d’Avenir comme un contrat de confiance. Courtepaille a donc décidé d’appliquer une baisse des prix allant jusqu’à 20% sur plus de 40 produits sélectionnés parmi les plus consommés par la clientèle. En ayant une attention particulière à destination des familles en proposant un repas enfant à 4 €. Cette mesure permet aussi d’innover et de proposer une nouvelle formule, le menu « Courtepause » qui permet de déjeuner ou dîner en 30 minutes à 9,50 €.

En matière d’engagement social, le groupe a proposé un accord d’entreprise déjà signé par FO. Cet accord prévoit que tous les salariés du restaurant seront associés chaque mois à l’activité de leur établissement en bénéficiant d’une rémunération sur chiffre d’affaires (RCA). Les négociations avec les partenaires sociaux du groupe ont permis une revalorisation de la grille de salaire de 3,5% en moyenne, avec un salaire minimum de 1500 € brut mensuel.

Retrouvez le témoignage d’autres professionnels qu’ils soient à Paris ou en province, indépendants ou appartenant à une chaîne. Une chose est sur on constate une grande mobilisation de la profession qui ne veut pas manquer ce rendez-vous avec ses clients. Car si chacun est libre de ne pas répercuter cette baisse de TVA dans ses prix, « c’est l’opinion et le consommateur qui sera juge en dernier ressort, » conclu Christine Lagarde.
Pascale Carbillet

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