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Gastronomie vénézuélienne : le nouveau Pérou ?

Restauration - mercredi 13 octobre 2021 16:05
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Depuis quelques mois, les curieux gourmets frétillent à la vue d'arepas, de tequeños ou d'empanadas operadas. Ces mets traditionnels vénézuéliens, proposés dans plusieurs restaurants à Paris - Mikopüy et Totuma en tête -, gagnent en popularité. Cette cuisine saine, accessible, gourmande et sans gluten a tout pour se développer.



Après le ceviche péruvien, totem à succès de la gastronomie sud-américaine, place à l’arepa ? Cette recette emblématique de la street-food vénézuélienne se compose d’une galette de farine de maïs se déclinant de différentes façons. Les haricots noirs, la banane plantain ou le fromage, trois ingrédients emblématiques de la cuisine locale, terminent souvent à l’intérieur de la galette.

Cette spécialité est mise à l’honneur chez Totuma (Paris, XIe), nouvel écrin tenu par Valentina Palacios, originaire du Venezuela. Une petite dizaine de (délicieuses) recettes est proposée à la carte à moins de 10 €. On peut également déguster des tequeños, des petits pains au fromage frits qui se trempent dans une salsa verde.

 

Un marché à fort potentiel

“Au Venezuela, nous cultivons une cuisine typique et gourmande qui se transmet depuis plusieurs générations”, explique Marieugénie Godigna, 33 ans. Avec son mari, le chef Maxim Godigna, elle est l’une des pionnières de la cuisine vénézuélienne en France. En 2015, le couple a ouvert Galia, une cuisine fusion dont la carte évolue toutes les semaines. Fort de ce succès, le couple s’est lancé dans une aventure encore plus locale avec Mikopüy, un écrin dédié à la cuisine street food. Son point fort ? L’implacable brunch (25 €) qui met à l’honneur toute la diversité de la cuisine locale. “On ne répète jamais les mêmes plats, ce qui fidélise notre clientèle française habituée à bruncher.” Les empanadas operadas (“ce nom fait référence au fait qu’on ouvre la pâte frite pour y glisser différentes garnitures”) rencontrent également un fort succès. “Notre cuisine est saine, sans gluten et souvent composée de légumes, elle a de quoi attirer !”

Formé à Ferrandi et passé par les cuisines du Park Hyatt Vendôme et du Lutetia, Maxim Godigna a donné un sacré coup de projecteur à la cuisine de ce pays de 28 millions d’habitants. Ce ne sera pas le dernier chef à la promouvoir. “En 2020, je pense qu’il n’y avait pas plus de 3 restaurants vénézuéliens à Paris. Aujourd’hui, avec l’arrivée récente de nombreux compatriotes, nous savons que de nombreuses tables vont ouvrir dans les prochains mois”, affirme Marieugénie, qui a elle-même l’espoir de développer en France le concept de Mikopüy.

 

#Venezuela


Stéphane POCIDALO
Journal & Magazine
N° 3756 -
01 octobre 2021
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par Tiphaine Campet
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