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Arthur Debray : "Le Bocuse d'or m'a fait gagner en maturité"

Restauration - jeudi 7 octobre 2021 09:31
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Rhône (69) À 23 ans, le commis officiel de Davy Tissot a remporté le Bocuse d'or 2021 aux côtés du chef de l'équipe de France. Un très beau parcours pour ce jeune cuisinier déterminé, qui compte aujourd'hui multiplier les expériences professionnelles chez de grands étoilés avant d'ouvrir un jour son restaurant dans la Somme, sa région natale.



Arthur Debray au sein du Refuge, le laboratoire de cuisine aménagé pour la préparation du concours.
© Stéphanie Pioud
Arthur Debray au sein du Refuge, le laboratoire de cuisine aménagé pour la préparation du concours.

Que peut-on rêver de mieux quand on décroche le Bocuse d’or alors qu’on débute dans le métier ? “À remporter à nouveau le concours, mais cette fois en tant que chef de l’équipe de France ! Même si j’aimerais également obtenir le titre de MOF avant mes 30 ans”, répond avec simplicité Arthur Debray. Féru de compétitions, le jeune cuisinier avait d’ailleurs déjà remporté deux concours auparavant : les trophées Raymond Vaudard en 2018 et Pro Bernard Loiseau en 2019. “J’ai toujours été un compétiteur dans l’âme, mais ce sont surtout trois chefs MOF qui m’ont donné envie de me lancer dans les concours. Le premier est Stéphane Collet, mon professeur au lycée hôtelier d’Amiens où j’ai obtenu mon BTS hôtellerie-restauration, le second est Philippe Mille, chef étoilé des Crayères à Reims, où j’ai fait mon premier stage, et enfin, Romuald Fassenet, chef étoilé du Château du Mont Joly dans le Jura, où j’ai commencé à travailler. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que j’ai pu postuler à l’équipe de France du Bocuse d’or, puisqu’il était le coach de l’équipe précédente”, explique Arthur Debray. Désigné commis officiel de Davy Tissot, le cuisinier va s’entraîner pendant plus d’un an aux côtés de grands professionnels, au sein d’un laboratoire de cuisine installé près de Lyon. “Cela a été une expérience incroyable, car c’était un vrai travail d’équipe. Et puis, cela a tout de suite marché avec Davy. On a beaucoup de points en commun : la discrétion, la rigueur, le goût pour la compétition, le sport… On se comprenait d’un seul regard”, reconnaît-il.

Un accélérateur de carrière

Dans sa bulle pendant toute la finale pour rester concentré, ne pas commettre d’erreur et gérer au mieux la pression, Arthur Debray ne comprend pas toute de suite qu’ils ont gagné à l’annonce du résultat. “C’était tellement irréel. Cela reste mon meilleur souvenir, assurément. Remporter le Bocuse d’Or, c’est le graal absolu pour un cuisinier. Personnellement, cette expérience m’a fait beaucoup grandir. J’ai progressé bien sûr sur le plan technique mais j’ai gagné aussi en maturité”, assure-t-il.

Arthur Debray le sait : cette victoire va être un tremplin pour sa carrière professionnelle. Toutefois, le jeune cuisinier ne veut pas brûler les étapes et souhaite prendre le temps de réfléchir à son avenir. “J’aimerais travailler en tant que chef de partie dans des trois étoiles, en France et à l’étranger. Et dans quelques années, je me verrais bien ouvrir mon établissement chez moi, dans la Somme. Je ne ferai pas forcément de la gastronomie, mais une cuisine plutôt gourmande”, explique-t-il. Il pourra ainsi régaler ses parents, très fiers, qui au début lui avaient déconseillé de se lancer dans la restauration, voie jugée trop difficile. “Pour autant, mon frère jumeau est devenu boulanger-pâtissier !”, s’amuse-t-il.


Stéphanie Pioud
Journal & Magazine
N° 3756 -
01 octobre 2021
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