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Le Sir Winston oscille entre pub anglais et table indienne

Restauration - vendredi 7 août 2020 09:05
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Paris (75) Adresse emblématique du quartier de l'Etoile, à Paris, le Sir Winston vient de se métamorphoser. Le chef d'origine indienne, Manoj Sharma, s'est emparé des fourneaux. Et l'architecte d'intérieur, Laura Gonzalez, a misé sur la couleur. Découverte.



Le Sir Winston Churchill a eu droit à un véritable lifting. Institution voisine de l’Arc de Triomphe (16e) et des Champs Elysées, ce pub anglais était l’un des plus vieux de la capitale. Mais une vague de travaux plus tard, il ne reste que quelques stigmates de cette vie d’avant. Une fois revu et corrigé par l’architecte d’intérieur Laura Gonzalez, place à la couleur, aux chaises cannées et tommettes au sol, qui rappellent les maisons coloniales. Pour retrouver l’ambiance du pub londonien, il faut descendre à l’étage inférieur, où le long comptoir paré de marbre côtoie boxes, tables en bois vernis, velours et plafond à caissons. Mais ce bar, dit « secret », n’ouvrira qu’à partir de septembre. Pour l’heure mieux vaut donc se concentrer côté cuisine, où le chef Manoj Sharma s’est emparé des fourneaux. Né à Delhi, passé notamment par le Cinnamon Club à Londres, il a posé ses valises à Paris en 2015. Depuis, il a aussi bien cuisiné indien au MG Road (3e) que coréen au Seoul Mama (15e), ou encore travaillé les saveurs de la Route de la Soie au Shirvan Café Métisse (8e). Au « Winston », il relève à sa sauce – indienne – scotch egg, ceviche de bar, tartare de bœuf, salades et autres croques. Mention spéciale pour son « fish & chips », qui vaut une traversée de Paris. Autre signe particulier : la plupart des plats sont présentés de façon à être partagés. Le chef y tient, culture indienne oblige. Les clients apprécient : ça recrée du lien en sortie de confinement.

Un rapport qualité prix attractif

Que les nostalgiques du « Winston » d’avant se rassurent : les cocktails ont toujours la part belle. Julien Quettier, le chef barman, offre une seconde jeunesse aux grands classiques, une fois relevés de quelques épices. Quant à la carte des desserts, elle suggère d’accompagner ces-derniers avec un spiritueux. Une façon d’inciter à prendre le temps, s’attarder à table et renouer avec un certain art de recevoir. Le tout agrémenté d’un rapport qualité prix attractif dans le quartier de l’Etoile : le « fish & chips » est à 19 euros, les desserts à moins de 10 euros et la pinte de bière s’affiche à 6 euros entre 17h et 20h. Actuellement fermé le dimanche, le « Winston » sera ouvert sept jours sur sept à partir de septembre. Et ce dès 8 heures du matin, pour le premier café de la journée, jusqu’au dernier verre du soir, tard. A savoir : 2 heures du matin.

#sirwinston #lauragonzales #manojsharma


Anne Eveillard
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