×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Restauration

#Coronavirus : ce qu'Alain Ducasse a dit à Emmanuel Macron

Restauration - vendredi 24 avril 2020 17:41
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Lors de la réunion en visioconférence du 24 avril avec le Président de la République, Alain Ducasse, a porté la parole du Collège Culinaire de France dont il est le co-président. Quatre convictions : reprendre notre activité en respectant la variété des établissements, le faire en toute sécurité et en toute solidarité avec les artisans producteurs. Extraits.



© Collège culinaire de France


"Première conviction : il n’y a pas de bon choix. Qu’on rouvre nos établissements ou
pas, dans les deux cas, il y a un risque. Si l’on retarde la réouverture, le risque est
économique. Il est aussi sanitaire puisque personne ne peut affirmer que la pandémie aura
totalement disparu dans deux, trois ou six mois. Si on rouvre, il y a aussi un risque. C’est
vrai. Mais le risque sanitaire, nous sommes persuadés qu’on peut le contrôler. Donc oui,
nous plaidons pour une réouverture des restaurants.

Deuxième conviction : l’autorisation de rouvrir ne doit pas signifier l’obligation de
rouvrir. Faisons un peu confiance au sens des responsabilités des uns et des autres. Au
Collège Culinaire de France, nos restaurateurs artisans couvrent une palette
d’établissements considérable, de toutes les catégories, dans toutes les villes et les
villages de France. Que ceux qui se sentent prêts démarrent vite. D’autres auront besoin
d’un peu plus de temps. On les accompagnera, on les aidera à trouver les bonnes réponses
en fonction de leurs contraintes.
Il faut également se garder une flexibilité en matière sociale pour adapter nos effectifs en
fonction du retour de la clientèle. Et la flexibilité doit aller encore plus loin : être prêts à
refermer nos établissements si la situation sanitaire l’exigeait tout en conservant les
mêmes garanties de soutien économique.


Troisième conviction : le redémarrage exige des mesures sanitaires rigoureuses mais
simples et accessibles pour toutes les catégories. Il faut que nous tous, les
professionnels, avec l’aide d’experts scientifiques, nous définissions par exemple 5
consignes pour nos clients et 5 consignes pour nos collaborateurs. Des comportements
simples et efficaces, aisément applicables par tous les établissements – du plus grand au
plus petit – et qui ne représentent pas un coût excessif. Naturellement l’application
effective de ces consignes devra être vérifiable et vérifiée. Mais le problème n’est pas
insurmontable : n’oublions pas que la restauration est un secteur qui est parfaitement
habitué à appliquer des consignes d’hygiène et de sécurité. Celles contre le Covid-19
s’intègreront facilement dans ces habitudes.


Quatrième conviction : la reprise d’activité des restaurants doit être conçue en
intégrant les producteurs artisans – éleveurs, maraîchers, pêcheurs. D’abord parce que
la survie économique de la plupart d’entre eux dépend de la restauration. Ensuite, parce
que, du point de vue sanitaire, ils doivent être parties prenantes des consignes de
sécurité des restaurants qu’ils livrent."

#Coronavirus #emmanuelmacron #collegeculinairedefrance #alainducasse #restauration

Journal & Magazine
N° 3791 -
03 février 2023
SOS Experts
Une question > Une réponse
Gestion en fiches pratiques
par Jean-Philippe Barret et Eric Le Bouvier
Services