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Réussite : Jean-Claude Messant (Royal Mansour Marrakech) : "La passion est primordiale"

Hôtellerie - mardi 30 novembre 2021 10:05
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Marrakech (MAROC) Le directeur général du Royal Mansour a enchaîné de nombreux postes dans des hôtels de prestige, à Londres, Paris, Deauville ou encore Monte Carlo. Aujourd'hui à la tête de l'un des établissements les plus prestigieux d'Afrique du Nord, il reste à l'affut des tendances pour constamment améliorer son offre.




Jean-Claude Messant
l’affirme sans crainte : “Je suis un grand compétiteur, et je fais partager cet esprit de compétition à mes équipiers. Ils savent que l’on n’est pas là pour être deuxièmes.” Un trait de caractère qui a valu au directeur d’hôtel de recevoir, en novembre dernier, le Grand Prix Villégiature du meilleur Grand hôtel pour le Royal Mansour, à Marrakech (Maroc), dont il a pris les commandes depuis 2014. Une récompense de plus dans l’escarcelle de celui qui se souvient des débuts de sa carrière : “J’ai très vite compris deux choses : je voulais devenir directeur d’hôtel, et uniquement dans le grand luxe.” Et qu’importe si cette ambition lui a fait refuser des postes de direction dans des établissements moins prestigieux. Sa passion pour le très haut de gamme est restée intacte durant toutes ces années.

Son parcours débute par un BTS obtenu à l’école hôtelière de Paris en 1980, avant un départ rapide pour l’Angleterre. Le jeune hôtelier devient maître d’hôtel au Dorchester de Londres, puis réceptionniste au Ritz. Après un bref séjour en France, à la Résidence Maxims, Jean-Claude Messant repart outre-Manche, au Forte Bath puis au Waldorf Hotel London, où il est directeur adjoint. En 1994, âgé de seulement 34 ans, il décroche son premier poste de directeur général, au Saint-James Club de Londres. Une fonction qu’il occupe ensuite au Royal Deauville, de 1995 à 2000, au Fouquets Paris, au Metropole Monte Carlo, de 2001 à 2008, puis, après un bref passage au Crillon à Paris, de 2010 à 2014. “Dans ma carrière, il a été très rare qu’on me confie un hôtel qui fonctionne bien. En règle générale, je suis toujours parti sur des projets d’ouverture ou de repositionnement”, reconnaît l’hôtelier.

 

Le goût du défi

Une carrière qui illustre le goût de Jean-Claude Messant à relever des défis pour emmener les hôtels qu’on lui confie vers l’excellence. Pour preuve, les nombreux titres remportés, à titre personnel ou pour l’établissement : meilleur hôtelier de l’année et meilleur hôtel d’Europe en 2010 au Métropole, meilleur hôtel en Afrique du Nord en 2020 et 2021, meilleur directeur d’hôtel en Afrique en 2021…

En septembre 2014, Jean-Claude Messant ouvre un nouveau chapitre de sa carrière  en prenant la tête du Royal Mansour. Cet hôtel médina de prestige ”hors norme” est composé de 53 riads sur trois étages, quatre restaurants - dirigés par les chefs 3 étoiles Michelin Yannick Alléno et les frères Alajmo - plusieurs bars, un spa de 2 500 m2, des jardins… dans un domaine de 5 hectares en plein cœur de Marrakech.

Et pour diriger cette “machine de guerre” qui emploie 600 collaborateurs, un seul impératif : “La notion de passion est primordiale. Je dois être capable de me motiver et d’embarquer tous les membres de mon équipe avec moi, dans les bons et les mauvais moments.” Ce qui implique un fort travail managérial de cohésion d’équipe, pour faire partager la vision de l’établissement et les enjeux. “Si je dis à mes collaborateurs : ‘Demain, on part vers la lune’, il ne faut pas qu’ils me répondent : ‘Comment on y va ?’ Il faut qu’ils disent : ‘Oui, je pars’, parce qu’ils sont en confiance.”

 

Procurer de l'émotion

Mais ce qui fera toujours la différence dans un hôtel haut de gamme, poursuit le directeur, “c’est l’émotion que l’on procure aux clients, le service, la dimension humaine. Pour y parvenir, Jean-Claude Messant mise sur une offre de restauration et un spa d’exception. Le plus difficile, confie-t-il, ”c’est de rester au plus haut niveau une fois que les objectifs sont atteints. Il faut toujours se demander ce que l’on doit faire de plus, ce qu’il faut améliorer ou changer chaque année.”

La tâche a été rendue encore plus difficile ces derniers mois avec la crise sanitaire. L’hôtel est resté fermé de mars à octobre 2020, puis a retrouvé progressivement ses taux d’occupation. De nouvelles offres ont été créées pour les groupes d’amis ou familiaux, notamment des dîners privés – les tables extraordinaires – sur des emplacements spécifiques dans le domaine, ainsi que des programmes de bien-être. Et pour les mois à venir, Jean-Claude Messant compte sur la notoriété internationale de son établissement pour attirer de nouvelles clientèles, dans une situation sanitaire toujours instable. De nouveaux défis à relever pour le directeur général.

#JeanClaudeMessant #RoyalMansour

 


Roselyne Douillet
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