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Ces hôtels qui sortent des sentiers battus pour faire revenir les clients

Hôtellerie - mercredi 22 juillet 2020 09:44
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Paris (75) Offre culturelle, échappées belles, séances chez un coiffeur… les hôteliers multiplient les initiatives pour surprendre et attirer les clients jusqu'à l'arrière-saison. L'idée : sauver le dernier semestre. Démonstration.




“Nous allons rouvrir avec prudence, en ne dépensant pas trop. C’est la stratégie post confinement adoptée par Joël Chan Thaw, directeur de l’hôtel Le Grand Quartier, à Paris (Xe). Pour cela, il souhaite “remettre de la vie dans le lieu et les équipes au travail”. Reste que les 83 chambres sont fermées jusqu’au 24 août. Il faut donc faire preuve d’initiative dès à présent. De quelle façon ? En innovant. Ainsi, les jeudis et vendredis soir, un barbecue est installé dans la cour-jardin. Jusqu’au 23 août, Wedohair propose de se faire couper les cheveux par une star de studio, du jeudi au dimanche compris, avec un ‘bar à chignons’ le samedi. Chaque week-end, des cours de yoga sont organisés sur le rooftop et un brunch s’affiche à l’ardoise. À cela s’ajoute la transformation de quelques chambres en bureaux individuels, pour permettre à une personne en déplacement de travailler, voire recevoir un client, avec possibilité de déjeuner et profiter du jardin : une formule à 55 € par jour ou 35 € la demi-journée. Si ces espaces de coworking d’un nouveau type sont prévus pour durer “au moins jusqu’au printemps 2021”, Joël Chan Thaw projette aussi de créer des offres “à destination de ceux qui sont en train de quitter Paris pour s’installer en province”. Il finalise actuellement des propositions en ce sens, dont il annoncera les détails à la rentrée de septembre. Toutefois, la cible première, cet été, “ce sont les habitants du quartier, en attendant le retour des touristes et celui de la clientèle d’affaires, qui commence un peu à réserver pour septembre”.

 


Retraites bien-être et conquête de l’art

Si la clientèle touristique internationale, “à fort volume” comme disent les hôteliers, n’est pas encore de retour, en revanche celle de niche est en quête de destinations en marge des plages bondées. Un constat parfaitement anticipé par l’hôtel Crillon le Brave, situé dans le village éponyme, au cœur du Vaucluse. Ainsi, du 24 au 27 septembre, puis du 29 octobre au 1er novembre prochains, l’établissement 5 étoiles s’associe à Wellness by LMSV pour organiser deux retraites rythmées par bien-être, nutrition sur mesure et mieux vivre. La clientèle ciblée pour l’arrière-saison ? Les urbains hyperactifs, qui ont envie de faire la chasse au stress, prendre du recul, se ressourcer. Un profil qui intéresse aussi le Grand Hôtel Les Trois Rois, sur les bords du Rhin, à Bâle (Suisse). Là, c’est par le biais de l’art que l’on tente d’attirer et surprendre les voyageurs. Avec le ‘Tour des rois’, il part à la conquête de l’art à travers la ville. Du toboggan de Carsten Höller, haut de plus de 30 mètres, à la maison Vitra, bâtisse que l’on doit aux architectes Herzog & de Meuron, en passant par la Fondation Beyeler à Riehen, l’échappée se fait belle, culturelle, dépaysante et instagrammable. Car les réseaux sociaux restent une clé pour continuer de communiquer, susciter la curiosité et redonner envie de voyager.

 

#Reouverture #Reprise #ArriereSaison #CoqHotel #GrandQuartier #CrillonLeBrave #LesTroisRois


Anne Eveillard
Un hôtel et deux vans

Le projet était dans les cartons depuis quelques mois. Mais le confinement a tout accéléré… Les 50 chambres du Coq Hôtel, à Paris (XIIIe) sont fermées depuis la mi-mars. Certes, une quinzaine ont été rouvertes pour accueillir gratuitement des soignants au plus fort de la crise sanitaire. Mais, officiellement, l’établissement n’accueillera pas de voyageurs avant le 1er septembre 2020. Qu’à cela ne tienne ! Florian Bitker, directeur des opérations du Coq Hôtel, peaufine une idée à laquelle Michel Delloye, propriétaire de l’hôtel, a donné son feu vert. Aux 50 chambres existantes mais fermées, Florian Bitker en ajoute deux nouvelles, la n° 51 et la n° 52, qu’il crée dans deux vans, prêts à partir hors de Paris. Les clients posent leurs valises dans le véhicule au confort calqué sur celui du Coq Hôtel. Ils s’installent, reçoivent conseils et informations pour manœuvrer le van, puis partent en direction de vignes dans les Yvelines, d’un golf, du Château de Sassy en Normandie ou encore du domaine Taittinger, en Champagne. Là, sur chaque site, ils sont attendus, accueillis, choyés, dorlotés. Premier départ prévu : le 22 juillet, avec une quinzaine de partenaires associés aux Hôteliers impertinents, groupe chapeauté par Michel Delloye. L’esprit de liberté du van marié à l’art de vivre à la française, l’association avait de quoi laisser perplexe. Mais le tandem Delloye-Bitker parie sur cette vision de la mobilité, pour commencer à réinventer l’hôtellerie post-Covid.