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Atelier déco : Le Mama Paris West dynamise la porte de Versailles

Hôtellerie - vendredi 24 janvier 2020 14:32
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Paris (75) Douze ans après la première ouverture à Paris, la marque de la famille Trigano, père et fils, a fait des petits en France et dans le monde. Une deuxième adresse vient d'ouvrir dans la capitale. Visite d'un concept bien ancré dans son époque.



À peine ouvert, le restaurant du Mama Paris West - dont la carte est signée par le chef étoilé Guy Savoy - affiche complet. La période n’est pourtant pas propice : les grèves compliquent les déplacements dans la capitale. Quant au quartier, il est dit excentré par certains, excentrique même par d’autres, car voisin du parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris (XVe). Ici, pas de boutiques de luxe ni de musées, mais “toute la clientèle des salons”, souligne Serge Trigano.

Désormais à la tête d’une douzaine de Mama Shelter, avec ses fils Jérémie et Benjamin, l’ancien patron du Club Med a été choisi par Viparis pour investir l’un des hôtels qui vient de sortir de terre, porte de Versailles (l’autre est un Novotel). Et le parti pris du trio Trigano a été de garder l’esprit du premier Mama de la rue de Bagnolet, en lui ajoutant un rooftop avec une pizzeria, un sauna avec vue, une terrasse-jardin de 160 m2 et son mini-terrain de basket, un restaurant de 455 m2 avec cuisine ouverte, une programmation musicale “plus cool, moins rap”. Autre différence : 207 chambres (contre 170 dans le XXe), plus grandes et plus claires. La plus petite flirte avec les 20 m2 (109 € la nuit) et la XXL avec les 40 m2 (199 € la nuit). Quant à la vue, plus on monte dans les huit étages, plus on domine la capitale. 

 

Une ‘salle d’eau’ pour les clients en avance sur l’heure du check-in

L'établissement a été conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte et le duo de designers et décorateurs Dion & Arles (voir ci-dessous). Parmi les curiosités du Mama Paris West, citons la Mama Print. Installée dans le lobby, à côté du Mama Shop, cette imprimante permet de personnaliser un tee-shirt en coton bio en une minute chrono. Quant à la ‘salle d’eau’, également au rez-de-chaussée, elle a été pensée telle une immense salle de bains, pour que les clients en avance sur l’heure du check- in puissent se doucher, se changer, se préparer en vue d’un rendez-vous : un service en plus, facturé 29 € les 45 minutes.

Toujours dans cette même veine de satisfaire les voyageurs d’affaires, 400 m2 répartis en cinq ateliers et quatre studios ont été aménagés pour travailler, se réunir, organiser des présentations type showroom.

Au total, 140 personnes travaillent dans ce nouveau Mama. “Des profils recrutés plus sur leur attitude que sur leur parcours”, souligne Serge Trigano. Quant au nombre d’étoiles du Mama Paris West, il est de 3, contre 2 seulement rue de Bagnolet. Trois étoiles, c’est la norme des Mama. Ce sera aussi celle des prochaines ouvertures, dont une à Luxembourg en mai 2020 et une autre au Bahreïn fin 2020. Serge Trigano parle d’“une ouverture tous les deux mois” en 2021. Les villes concernées sont Puteaux (Hauts-de-Seine), Bucarest, Rome, Lisbonne, Sao Paulo et Dubaï.

 

#MamaShelter #SergeTrigano #GuySavoy


Anne Eveillard
Les acteurs du décor

Obtenir la liste des fournisseurs d’un Mama n'est pas chose aisée. Parce qu’il y a un secret de fabrication qui pèse sur le fameux esprit Mama, qui beaucoup s'efforcent à copier. Ce  Serge Trigano voit comme “un bon signe, à condition de garder un peu d’avance”.

La déco du Mama Paris West a été réalisée par le duo Dion & Arles. Maxime Dion et Florence Arles ont dessiné la plupart des tables et des assises, mais aussi le bar et le comptoir. Ils ont également chiné de nombreux objets en France, en Belgique, en Turquie… à l’instar des tables de bistrots ‘vintage’.

La literie, point fort des Mama, est signée Epéda Pro, avec du linge de lit en satin de coton. Les draps de bains affichent un grammage élevé (700 g/m²) pour un moelleux parfait. Quant à la prédominance du cannage - des chaises jusqu’aux têtes de lits -, celle-ci a pour origine les maisons Gatti et Drucker.

Côté lumière : les ‘lighting designers’ sollicités ont adouci l’atmosphère du restaurant qui règne au Mama Shelter de la rive droite et multiplié les points d’éclairage dans les chambres. Enfin, les revêtements muraux jouent avec les couleurs. On retrouve le noir ponctué de graffitis au plafond du restaurant - empreinte forte de l’esprit Mama -, mais c’est du rouge qui pare le plafond de la pizzeria du rooftop.

En complément :
 Mama Paris West