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À Rouen, les clients de l'hôtel de l'Europe paient ce qu'ils veulent

Hôtellerie - mardi 6 août 2019 10:06
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Rouen (76) Pour le lancement d'une nouvelle catégorie de chambres, l'hôtel de l'Europe adopte la stratégie de prix 'payez ce que vous voulez'. Le propriétaire Georges-André Piat dresse un bilan en demi-teinte de cette opération estivale.



Au jardin, Culture Pop, Flower Power, Fort Knox 317, Mots choisis, Vibration. Les noms de six des 24 chambres de l’hôtel de l’Europe à Rouen (Seine-Maritime) sortent de l’ordinaire. Ils font référence aux univers différents de chaque pièce. “Le client est en quête d’exclusivité et d’ultra personnalisation”, estime le directeur, Georges-André Piat, qui lui offre ainsi une expérience unique. Il a fait appel à des artistes pour décorer les murs, comme le street artiste rouennais Cumbone ou l’Américaine Lisa Quine. Georges-André Piat a regroupé les six chambres dans une même catégorie qu’il nomme Sleeper en référence aux trains-couchettes. “Cela évoque la petite taille des cabines de train, comme la superficie de 12 m2 des chambres”, poursuit l’hôtelier.

Le monde du rail est le fil conducteur. Le décor change, mais on trouve chaque fois des objets liés au train, soigneusement chinés. Les chambres ont été inaugurées en mars, après deux années de travail. “Une fois terminées, on s’est demandé combien elles valaient. Évaluer leur coût s’est avéré difficile”, confie George-André Plat, à la tête de l’hôtel depuis vingt-cinq ans. Jusqu’en juin, elles ont été occupées par les professionnels habitués de l’établissement 3 étoiles. “On a profité de l’été pour attirer une autre clientèle, plus touristique, en imaginant une campagne de communication autour de cette nouvelle gamme”, explique Georges-André Piat.

 

“Recréer du lien avec le client”

C’est ainsi que l’opération Payez ce que vous voulez est née. Du 15 juillet au 31 août, les clients peuvent réserver l’une des six Sleeper et payer le montant qu’ils estiment correspondre à l’expérience de la nuitée. Un prix plancher de 50 € est toutefois fixé. Un dépliant a été créé pour l’occasion, l’office de tourisme de Rouen a été informé et un article est paru dans la presse régionale. Malgré ces actions, 10 jours après le lancement, aucune chambre n’a été réservée dans ce cadre. “Nous proposons ce tarif aux personnes qui passent en direct. Elles deviennent plus rares avec l’essor des plateformes de réservation...”, regrette Georges-André Piat, avant de continuer : “C’est dommage, car on lance aussi ce prix libre pour recréer du lien avec le client et lui montrer qu’il a tout intérêt à réserver sur notre site ou par téléphone plutôt que via un intermédiaire comme Booking.com ou Expedia.” Cela n’empêche pas l’hôtelier de vouloir pérenniser cette opération dans les périodes creuses des prochaines années. Georges-André Piat est convaincu qu’il faut être créatif pour attirer et fidéliser sa clientèle. “Tenir un hôtel ce n’est pas attendre derrière un comptoir et se mettre sur les plateformes”, résume-t-il.

#Rouen #HotelDeLEurope


Ellen Guichard
Des chambres reliées par le train

Les décors muraux diffèrent, mais les cabines de la catégorie Sleeper partagent toutes des éléments en clin d’œil au train :

  • deux lumières différentes pour un effet jour/nuit comme dans les voitures-lits ;
  • d’anciennes plaques de numéro de voiture SNCF accueillent le client ;
  • des objets chinés dans les brocantes ou sur internet comme des poubelles murales ;
  • les photos de France encadrées sont celles qui se trouvaient à bord d’anciens trains ;
  • un porte-bagage au-dessus du lit avec des couvertures et d’anciens livres.
www.h-europe.fr