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Comment fleurir son hôtel

Hôtellerie - lundi 3 octobre 2016 09:19
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Paris (75) La plupart des hôtels font appel à un prestataire extérieur pour fleurir leur établissement.




Si quelques grands établissements hôteliers entretiennent à demeure un fleuriste, nombres d'entreprises du secteur confient cette mission à des prestataires extérieurs. La plupart des établissements hôteliers font appel à un prestataire extérieur pour fleurir leur établissement. 


"Toutes les fleurs ont leur place dans un hôtel"

Majid Mohammad est devenu compositeur de décorations florales dès son arrivée en France en 2001 : "C'était en souvenir de mon enfance en Iran, bercée par les odeurs d'oeillets, j'ai d'ailleurs été choqué à mon arrivée en France de constater que les fleurs étaient si peu parfumées, peut-être le climat." En 2013, il quitte la boutique du Marais où il travaillait pour ouvrir Muse, à Montmartre. Sa clientèle chic le suit et s'étoffe. Gilles Marchal, ancien chef pâtissier du Bristol et du Plaza Athénée est un fan : "Avec Madjid, les bouquets adoptent un esprit ancien [légumes, vieilles espèces, NDLR], façon nature morte, poétique ou un peu fou." 


"J'ai souvent carte blanche mais avec parfois des contraintes comme la couleur des vases. Avec les hôteliers, nous convenons d'un abonnement, à partir de 50 euros mensuels. J'élabore alors une ou plusieurs compositions florales en fonction de l'emplacement, de la couleur du plafond, de la présence de climatisation, de chauffage ou de courants d'air, direction de la lumière. Nous passons au moins une fois par semaine pour changer l'eau, les fleurs et nettoyer les vases. Pour les plantes, nous proposons des contrats d'entretien avec deux passages annuels. Toutes les fleurs ont leur place dans un hôtel même les chrysanthèmes qui sont associées à la Toussaint. Pour ma part, j'évite seulement les Lys en raison des risques d'allergies et d'odeur", explique le fleuriste. 


La crise fane les hôtels

Flor A Dhoc travaille avec des dizaines d'hôtels en France à qui elle propose des fleurs artificielles pour un prix quatre fois moindre que celui des fraîches. "Nos fleurs sont réalisées à partir d'une base tissus avec une finition qui donne un aspect bluffant. Une résine dans le vase imite l'eau. Nous louons un bouquet pour 65 euros HT par mois. Nous venons de perdre un gros contrat de 100 bouquets avec un hôtel de luxe parisien en raison de la crise. Les fleurs sont les premières lignes de budget qui sautent", regrette le patron, Yann Delacour.



Comme la gastronomie, la décoration florale doit respecter les saisons


"Nous mettons en fleurs de nombreux hôtels comme l'InterContinental Paris Le Grand (Paris, IXe) ou la Réserve (Paris, VIIIe)", explique Julian Tonnellier, fleuriste à Paris (VIe) depuis 13 ans. "Je m'inspire des peintures de l'architecture mais aussi des attentes du directeur de l'hôtel. Les fleurs passent par trois phases : montante, excellence et descendante. Cette dernière n'a pas sa place dans un lieu luxueux alors il faut les changer tous les quatre jours. Les compositions doivent suivre les saisons. En ce moment ce serait plutôt les couleurs chaudes, le chrysanthème, les églantiers dont les branchages sont gorgés de fruits et de baies qui font vivre les bouquets. Décoré un hôtel de fleurs blanches toute l'année me paraît aussi incongru que de cuisinier des fraises en hiver ", précise le fleuriste, meilleur ouvrier de France, qui conçoit que les fleurs très odorantes (Lys, roses de jardin, Fritillaires…) sont malvenues dans les salles de restaurant où "il ne faut pas tuer l'odeur des aliments".


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