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Avec le Roch Hôtel & Spa, la Compagnie de Bagatelle entre dans le monde des 5 étoiles

Hôtellerie - mercredi 9 mars 2016 09:28
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Il s'agira du sixième établissement du groupe hôtelier, qui comptait déjà 5 hôtels 4 étoiles. Robert Zolade, p.-d.g. de BIM, l'actionnaire de référence, et Gilles Cojan, directeur général, évoquent leur stratégie de développement.



Robert Zolade (à gauche) et Gilles Cojan.
Robert Zolade (à gauche) et Gilles Cojan.

En ouvrant en juin prochain Le Roch Hotel & Spa (Paris, Ier), la Compagnie de Bagatelle disposera d'un sixième établissement. Il s'agira du premier établissement classé 5 étoiles du groupe hôtelier, qui comptait déjà 5 hôtels 4 étoiles. Une aventure nouvelle également pour Robert Zolade. Le cofondateur d'Elior - il en est aujourd'hui le président d'honneur et l'administrateur - est en effet à la tête de BIM, société holding et l'actionnaire de référence de la Compagnie de Bagatelle. Le monde de l'hôtellerie ne lui était pas étranger, car Robert Zolade ayant fait partie de Jacques Borel International puis du groupe Accor pendant près de vingt ans. Quand il envisage une diversification de ses activités au sein de BIM, avec son directeur général Gilles Cojan, l'hôtellerie s'impose naturellement. "Nous voulions à la fois investir dans des métiers de service présentant des opportunités de concentration et qui nous permettent de mettre en oeuvre les compétences acquises au fil des années, mais aussi dans des activités plus stables, porteuses d'actifs immobiliers de qualité venant compenser la volatilité des activités de service", précise le dirigeant. Quatre secteurs sont retenus : les laboratoires (une activité revendue en 2014), la formation, le camping et l'hôtellerie.


Un investissement patrimonial

La Compagnie de Bagatelle a ouvert son premier hôtel, le Platine, en 2010. Depuis, elle en a ouvert un par an. "C'est un investissement patrimonial, qui consiste à racheter les hôtels murs et fonds, ce qui a été le cas pour cinq hôtels sur six. Après quoi, nous les transformons en boutique-hôtels", explique Gilles Cojan. Le système est parfaitement rodé et les résultats sont très satisfaisants "Les taux d'occupation étaient voisins de 90 % sur Paris et les prix moyens en hausse. Avec des prix d'acquisition raisonnables, la rentabilité attendue sur les capitaux employés était au rendez-vous." L'hôtellerie représente cependant moins de 10 % des actifs de BIM, tout comme les autres activités.


Optimiser les résultats

Avec l'ouverture d'un hôtel 5 étoiles, la Compagnie de Bagatelle s'engage sur un nouveau territoire, d'autant que la conjoncture est devenue plus incertaine suite aux événements de novembre 2015. "Sur les deux premiers mois de 2016, nous avons perdu 20 % de chiffre d'affaires, explique Gilles Cojan. Nous sommes conscients que la rentabilité ne sera pas la même, mais nous misons sur la qualité de notre actif immobilier." Sachant qu'il existe actuellement un risque de surévaluation des actifs immobiliers sur Paris, la Compagnie a mis en sommeil son développement. "Nous attendons que le cycle reparte", souligne Robert Zolade. Pour le dirigeant, l'urgence consiste à optimiser les résultats en réduisant la part des portails de distribution, "l'objectif étant de les maintenir entre 25 et 30 % de notre chiffre d'affaires", explique Gilles Cojan, également très actif dans la bataille que mènent les hôteliers parisiens face à AirBnB.


Catherine Avignon
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