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L'hôtellerie du Futuroscope s'offre un relooking

Hôtellerie - mercredi 12 juin 2013 17:19
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Poitiers (86) Les hôtels du Parc accusent une légère baisse pour l'année 2012 malgré l'augmentation du nombre totale de nuitées dans le département de la Vienne. Les hôteliers ont ainsi décidé de moderniser et de mettre aux normes les établissements qui ont une vingtaine d'années.



Vue du Parc : une année 2012 en demie-teinte.
© Service Com Futuroscope
Vue du Parc : une année 2012 en demie-teinte.

Selon le Cercle Hôtelier de Poitiers, les chiffres de l'hôtellerie du département de la Vienne pour 2012 révèlent un accroissement sur un an de 2,5 % du nombre de nuitées - à 1 589 010 - avec des progressions hors saison tout à fait atypiques. Les meilleurs mois auront été mai, et surtout novembre, qui aura vu l'augmentation cumuler à 33 % par rapport à la même période un an plus tôt. La zone du Futuroscope qui comprend le parc et ses alentours [N.DL.R. : l'arrondissement de Poitiers], premier foyer d'hébergement local, est également en hausse avec 1 377 470 nuitées, d'après le site de l'Insee (donc les 2/3 du total viennois). Le Futuroscope reste le premier centre d'attractivité de la région, que ce soit pour les loisirs ou les affaires, même si, selon l'Association des hôteliers du parc, l'hôtellerie intra-muros accuse une légère baisse - avec 1 007 693 nuitées - variable selon l'importance ou le classement de ses établissements, sur l'ensemble du site.

Il aura bénéficié également d'une embellie aux mêmes périodes que les autres professionnels du département, avec une croissance de 50 % sur le mois précité. L'érosion relative et provisoire de la fréquentation serait un effet de la crise économique conjoncturelle, mais aussi d'un changement d'habitudes d'une clientèle privilégiant les séjours courts, et profitant des promotions hors périodes estivales (1 730 000 visiteurs en 2012, dont 8 % d'étrangers). Elle n'aura en tout cas aucun effet sur les projets de développement hôtelier, actuellement en gestation.

Réhabilitation des bâtiments

"L'ensemble des établissements du site - à ne pas confondre avec le parc - s'est engagé dans des travaux de rénovation, modernisation et mise aux normes", précise Thierry Daubard, président des Hôteliers du Futuroscope et patron du Plazza, qui fête cette année ses quinze ans d'existence. "Presque tous les bâtiments atteignent les vingt ou vingt-cinq ans d'âge et doivent donc être réhabilités. Même si l'on relève une baisse de l'activité hôtelière sur l'an dernier comme c'est le cas pour notre Plazza avec moins 8 %, le dynamisme commercial généré par le parc reste intact, ainsi que son attractivité. Il ne faut pas oublier non plus que nous profitons aussi des mouvements issus de la Technopole, du palais des congrès, des entreprises implantées sur la zone…", poursuit le président.

L'Hôtel du Futuroscope, énorme structure de 290 chambres 1 étoile (en attendant un nouveau classement probable à 2), aura connu l'an dernier un taux d'occupation de 77 %, pour lequel son propriétaire, le conseil général, investit 7,5 M€, en visant l'Écolabel européen, et en construisant une passerelle pour le relier aux attractions. (Fin des travaux février 2014). Idem pour le Campanile - le plus important de France hors Paris - qui vient de dépenser 2 M€, dans la modernisation de ses 200 chambres (3 étoiles, 45 salariés).

"Sur un concept imposé par la chaîne, nous avons souhaité nous relooker après vingt ans d'existence, souligne son directeur Arnaud Gouy. Nos résultats 2012 ont été satisfaisants avec un taux d'occupation de 67 % et en légère progression. Nous avons profité de ces travaux pour apporter à nos clients un service supplémentaire et gratuit, le wifi max…" On retiendra dans l'actualité le cas du Quality Hôtel à Chasseneuil du Poitou, (donc hors parc) avec un résultat 2012 très négatif (111 000 € de déficit pour un CA de 1,2 M€) aboutissant à un redressement judiciaire. Des difficultés issues de sa sortie délicate du groupe Accor, mais qui devraient trouver leur solution avec son passage sous la franchise du groupe américain Choice.

Jean-Pierre Gourvest

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