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Samaritaine Cheval Blanc, palace avec vue

Hôtellerie - vendredi 16 mars 2012 16:50
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Les travaux de l'hôtel la Samaritaine (groupe LVMH) qui devraient démarrer à la rentrée prochaine va bouleverser pendant quelque temps la vie des parisiens, mais pour quel résultat : le premier des nouveaux palaces made in France va sortir de terre dans l'un des bâtiments mythiques de la Ville lumière.



C'est sur le thème de "comment transformer l'usage d'un bâtiment de commerces en un palace au sein d'un patrimoine historique", que s'est tenue la deuxième conférence organisée autour du projet Samaritaine. Celle-ci réunissait Édouard François, son architecte, Olivier Lefebvre, directeur des activités hôtelières du groupe LVMH, et Marie-Line Antonios, directrice de la Samaritaine. Pour la première fois, le nouveau palace parisien, "premier à être réalisé avec des capitaux français", comme l'a relevé le journaliste Lionel Blaisse, levait le voile sur un projet dont on ne connaissait jusque-là que le nom Cheval Blanc.

Le "savoir-faire" de LVMH
Pour le groupe LVMH, si l'idée de palace s'est vite imposée, en revanche, la réponse à la problématique urbaine et patrimoniale a été plus difficile à trouver. Car même si l'établissement doit permettre de créer 300 emplois, son intégration à un ensemble mixte comprenant bureaux, commerces, crèche et logements sociaux, représente un autre défi. Le tout dans un environnement urbain dense et très populaire.
Pour Olivier Lefebvre, la marque Cheval Blanc repose sur des valeurs  fortes et incarne le symbole d'une architecture respectueuse  de l'environnement. "Nous bénéficions du savoir-faire de LVMH dans l'immobilier", a-t-il avancé. L'expérience de Courchevel, reconnue, avec l'attribution du label palace, en est un exemple." De surcroît, estime-t-il, l'identité de la marque Cheval Blanc doit rassurer. "Elle repose sur quatre valeurs fondamentales : le sens de l'artisanat - c'est-à-dire du détail -, l'exclusivité - en l'occurrence la localisation exceptionnelle -, la créativité - le respect du cadre auquel on ajoute audace et modernité - et l'art de recevoir à la française."

Pour l'architecte Edouard François, pionnier de l'architecture écologique mais également spécialiste en rénovation de bâtiments du patrimoine notamment au Fouquet's Barrière, la rénovation de la Samaritaine représente avant tout une aventure. "L'état des lieux nous a permis de réaliser à quel point le bâtiment créé par Henri Sauvage reposait sur la lumière. Au fil du temps, cependant, il s'était replié sur lui-même. Nous allons donc lui restituer son idée originelle et faire rentrer de nouveau la lumière dans l'hôtel." Quant au corps du bâtiment, il n'hésite pas à le comparer à une gigantesque canopée. "Il n'y pas de murs porteurs mais tout repose sur des poutres poteaux qui portent le bâtiment laissant libres de vastes plateaux." Des surfaces idéales sur lesquelles travaille déjà Peter Marino, l'architecte décorateur.
De petite capacité, l'hôtel ne fera que 72 clés et possédera deux restaurants - l'un gastronomique, l'autre de style brasserie -, deux bars et un spa, le tout sur 14 500 m2 de surface SHON (surface hors oeuvre nette). Le montant de l'investissement, avancé il y a quelque temps, reste flou mais devrait dans son intégralité représenter environ  450 M€ , l'hôtel représentant un tiers environ de l'investissement total.  

Une vue accessible à tous
L'un des éléments phares du projet, c'est d'abord l'accès à l'une des plus belles vue des bords de Seine. Elle se prolonge jusqu'à la tour Eiffel à l'ouest et vers Jussieu à l'est. Chaque chambre, aménagée depuis le deuxième jusqu'au 6e étage ainsi que les deux restaurants, situés au 7e étage, tout comme les suites en duplex au dernier étage, en bénéficieront. Car "nous voulions restituer cette vue aux Parisiens", ajoute l'architecte Edouard François. "Nous avons donc décidé de créer les restaurants et les bars au 7e étage, qui seront accessibles par un ascenseur public depuis le rez-de-chaussée." Par ailleurs, la façade sera restaurée et réintégrera tous les bow-windows en y installant des jardins d'hiver pour préserver l'intimité des clients tandis qu'une marquise en verre opalescent marquera l'entrée de l'hôtel. La Samaritaine Cheval Blanc, dont l'ouverture est prévue pour 2015, devrait donc redevenir un lieu magique pour tous.

Évelyne de Bast

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