×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Fonds de commerce

À Lyon, des transactions hôtelières ralenties mais pas de décote pour Christie & Co

Fonds de commerce - jeudi 25 février 2021 14:05
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :      
Article réservé aux abonnés

Lyon (69) Sur le marché de la transaction hôtelière, la crise sanitaire restreint le nombre des acquéreurs, allonge les délais de transaction, impose des garanties supplémentaires, mais n'empêche pas des ventes au juste prix. Explications avec Aurélien Passaquay, négociateur hôtels au sein du bureau Christie & Co à Lyon.



L'Hôtellerie Restauration : Comment se caractérise votre zone d’intervention ?

Aurélien Passaquay : Notre bureau couvre l’intégralité des régions Rhône-Alpes-Auvergne et Bourgogne-Franche Comté, ce qui englobe des territoires ruraux, urbains et saisonniers comme les Alpes françaises. Nous travaillons aussi sur quelques transactions hôtelières en Suisse romande.

Comment se traduit la crise sur l’activité hôtelière sur votre territoire ?

Selon les chiffres MKG Consulting / OK_destination*, le RevPar de décembre 2020 a chuté de 51 % en Auvergne-Rhône-Alpes et de 46 % sur la région Bourgogne-Franche-Comté. C’est mieux que la moyenne nationale qui s’établit à - 61 %*, et bien mieux que l’Île-de-France qui enregistre un RevPar en recul de 72 %. 

À noter que la montagne fait grise mine en 2020. En effet, dès le premier confinement à la mi-mars, l’activité dans les stations de ski s’est stoppée net, privant les hôtels de 20 à 25 % des revenus de la saison d'hiver. Cependant, la crise a permis de confirmer la pertinence du choix stratégique de mutation des stations vers une activité multi-saisons. Effectivement, après un confinement de deux mois, les Français en quête de grand air ont fréquenté davantage la montagne cet été. Malgré une activité hôtelière fortement réduite du fait de la fermeture administrative des remontées mécaniques cet hiver, nous identifions des tendances encourageantes comme la présence de clientèle régionale les week-ends et une fréquentation prévisionnelle jugée correcte pour les vacances de février au regard des dernières semaines. Ces tendances sont à relativiser avec la fermeture de plus de la moitié du parc hôtelier en montagne et qui ne permettent en aucun cas de combler la baisse d’activité.

Quelles sont les tendances en matière d’investissement hôtelier ?

De nombreux investisseurs s’ouvrent désormais aux projets de VEFA [vente en état futur d'achèvement NDLR] et de création d’hôtels, qui apparaissent comme un moyen de sécuriser le développement de leur groupe tout en espérant intégrer un marché hôtelier revenu à bon niveau sous trois ou quatre ans au moment de l’ouverture. De la même manière, nous notons un fort intérêt pour des actifs existants à repositionner et nécessitant une période de fermeture totale pour rénovation. Enfin, l’hôtellerie de loisirs, qui offre des perspectives de reprise rapide à la sortie du contexte sanitaire, retient également l’intérêt de certains investisseurs. 

Comment la crise sanitaire agit-elle sur le marché de la transaction hôtelière ? 

Il n’y a pas ou pratiquement eu pas de décote aujourd’hui sur le marché de la transaction hôtelière. Seuls les biens évalués à leur juste prix peuvent attirer les acquéreurs, ce qui exclut toute tentative de sur-évaluation. De manière générale, l’estimation se fait sur la base des résultats de l’année 2019 ou antérieurs, sans que ceux de l’année 2020 influent à la baisse sur la valorisation. 

Les acheteurs sont certes moins nombreux, mais ceux encore présents dans les discussions présentent un vrai sérieux et de larges liquidités leur permettant de contourner les difficultés de financement pour ce secteur d’activité. Il s’agit principalement d’investisseurs et d'exploitants, appuyés ou non à des partenaires de capital investissement.

Enfin, on constate des délais de transactions allongés, notamment sur la partie financement, les banques exigeant plus de garanties - analyses, apport… - afin de se rassurer sur la pérennité du projet de reprise. 

* MKG Consulting / OK_destination - RevPar par région year to date décembre 2020

#lyon #transaction #christieco


Tiphaine Beausseron