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Partir travailler au Royaume-Uni après le Brexit : comment ça marche ?

Emploi - vendredi 26 février 2021 17:05
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GRANDE-BRETAGNE Le Brexit a rebattu les cartes de l'immigration au Royaume-Uni : le point sur ce qui a changé si vous envisagez d'aller y travailler.



Le Brexit complique l'immigration professionnelle des Européens vers le Royaume-Uni.
© Feodora Chiosea / iStock
Le Brexit complique l'immigration professionnelle des Européens vers le Royaume-Uni.

Depuis le 1er janvier 2021, les choses ne sont plus les mêmes pour les Européens désireux de s’installer au Royaume-Uni. Brexit oblige, ils devront désormais déposer une demande de visa pour tout séjour de plus de six mois en territoire britannique. Pour celles et ceux souhaitant travailler au Royaume-Uni, le visa ne leur sera délivré que s’ils correspondent à la catégorie des travailleurs dits ‘qualifiés’. Or qu’entend exactement le gouvernement britannique par “travailleur qualifié” ?

L’expression désigne un ensemble de critères à remplir pour pouvoir postuler à ce visa de travail ; pour commencer, le candidat désireux de travailler au Royaume-Uni doit pouvoir justifier, en amont de sa venue, d’une offre d’emploi confirmée, avec certificat de parrainage à l’appui fourni par l’employeur potentiel. De plus, cette offre d’emploi doit faire partie de la liste des emplois éligibles à l’obtention d’un visa de travail, telle que décrétée par le gouvernement. De surcroît, l'offre d’emploi doit avoir été émise par un employeur reconnu et approuvé par le ministère de l’Intérieur britannique. Pour finir, la rémunération annuelle que le candidat percevra pour le poste brigué doit dépasser 25 600 £ (environ 22 260 €), sauf exceptions ne concernant pas le secteur de l’hôtellerie-restauration. Enfin, le candidat au visa de travail doit justifier d’un niveau d’anglais suffisant, devant être établi par un test reconnu, ou par un diplôme obtenu en langue anglaise.

Quels métiers sont éligibles ? 

Le gouvernement britannique ne cherchant à attirer que les étrangers dits qualifiés (comprendre : de niveau managérial, ou bien travaillant dans des catégories d’emploi venant à manquer au Royaume-Uni), la sélection des métiers qualifiables à l’obtention d’un visa de travail est très ciblée. Pour preuve, dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, les cuisiniers ne figurent pas sur la liste des emplois qualifiables ; tandis que les chefs, eux, en font bel et bien partie (catégorie 5434, regroupant les chefs, les chefs-managers, les chefs exécutifs et les chefs-pâtissiers). De même, dans la catégorie traiteur et manager de bar (code 5436), seuls sont éligibles au visa les managers et les stewards de club. Enfin, les managers et/ou propriétaires d’hôtels (1221), ainsi que les managers et/ou propriétaires de restaurant, figurent eux aussi dans la liste des métiers éligibles, ce qui n'est pas le cas des serveurs ou des commis, par exemple. Du côté des métiers de bouche, les bouchers (5431), les boulangers et décorateurs de pâtisserie (5432), ainsi que les poissonniers et filleteurs (5433), font eux aussi partie des métiers éligibles à une demande de visa de travail.

Quid du passeport ?

Côté pratique, il est à rappeler que voyager avec sa seule carte d’identité vers le Royaume-Uni ne sera plus possible à partir d’octobre 2021. De même, le passeport utilisé pour entrer en territoire britannique devra témoigner d’une durée de validité au moins égale au séjour prévu sur le sol britannique.  

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Anastasia Chelini