Le dialogue social en panne dans les CHR

Jeudi 2 février les partenaires sociaux de la branche des CHR se sont retrouvés en mixte paritaire. A l’ordre du jour la mutuelle frais de santé, la revalorisation de la grille de salaires et la qualité de vie au travail. Plus de 4 h 30 de discussion pour parvenir uniquement à la fixation d’un rendez-vous le 3 mars prochain.

Publié le 19 septembre 2023 à 11:51

Les syndicats de salariés ont remis sur la table l’accord relatif à la mutuelle frais de santé qui avaient été signé par l’intégralité des organisations syndicales et une organisation patronale, le GNI-GHR, mais qui avait été contesté par le GNC et l’Umih qui s’étaient opposés à son extension, l’été dernier. Accord qui comporte une clause de revoyure plus stricte où les partenaires sociaux doivent se revoir au bout d’une année pour déterminer l’évolution du régime. Mais le GNC et l’Umih souhaitent lancer un nouvel appel d’offre.

Une fois n’est pas coutume, les organisations patronales ne sont pas parvenues à un accord pour présenter une seule grille de salaires aux salariés. Ce sont donc deux grilles de salaires qui ont été présentées aux salariés. Si celle du GNI-GHR était légèrement supérieure à celle présentée par le GNC et l’Umih, toutes deux ont été rejetées par les salariés.

Pour Didier Chenet, président du GNI-GHR "Le dialogue social est extrêmement compliqué du fait de l’Umih qui bloque. Le problème est qu’ils veulent imposer leur vision."

"Clairement, on n’a pas avancé, et il y a un certain blocage de l’Umih qui n’est pas mis en place", déclare Samuel Yim, négociateur pour la CFDT. Il émet un doute quant au fonctionnement du dialogue social dans la branche des CHR. "On a aussi du mal à avancer car en face on n’a pas de proposition. On ne signera pas la grille de salaires proposée par le GNI-GHR qui est insuffisante par rapport à celle proposée par les organisations syndicales lors de la précédente mixte paritaire." Renvoyant dos à dos, les organisations professionnelles, le négociateur conclut qu’elles ne veulent pas avancer.

"On attend une avancée qui n’arrive pas et on l’attend depuis des mois. Aujourd’hui, les salariés de la branche sont dans l’attente de meilleurs salaires, d’une mutuelle mutualisée sur l’ensemble de la branche et des conditions de travail qui s’améliorent", déplore Ange Romiti pour la CGT.

"Avec le rendez-vous du 3 mars, cela va faire la troisième réunion avec le même ordre du jour : mutuelle et grille de salaires. Donc on n’avance pas", conclut Jamel Hamdaoui, négociateur de la CFE-CGC. L’accord de mutuelle frais de santé a été remis sur la table et la CFE-CGC souhaite une labellisation de cet accord, c’est-à-dire qu’il s’applique aux parties signataires. L’accord est ouvert à la signature jusqu’au 3 mars. Pour cette organisation syndicale, cette procédure est une solution provisoire qui permettrait de remettre en place les commissions et l’action sociale qui est en panne à l’heure actuelle. "Nous avons refusé de signer aucune des grilles de salaires car le niveau des cadres, Niveau V échelon 1 est inférieur au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) avec un taux horaire à 17,50 €", rajoute Jamel Hamdaoui.


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Publié par Pascale CARBILLET



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