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du 15 mai 2003
CONJONCTURE

Groupe Accor

PREMIER TRIMESTRE 2003 MOROSE

Le groupe français a beaucoup souffert des effets de change au cours des trois premiers mois de l'année.

On s'y attendait ! Tous les facteurs, économiques comme géopolitiques, étaient en effet réunis pour que le groupe Accor ne démarre pas l'année 2003 dans les meilleures conditions. La publication des performances du n° 1 de l'hôtellerie européenne, réalisées au terme du 1er trimestre 2003, confirme la tendance. Le chiffre d'affaires consolidé d'Accor a fléchi de 6,5 % sur cette première période de l'exercice, atteignant 1,558 Mds e contre 1,667 Mds e. "Hors effets de change et à périmètre constant, il progresse de 1 %, ce qui, dans un contexte exceptionnellement difficile, constitue une performance similaire à celle réalisée en 2002", ne manque évidemment pas de commenter la compagnie.
Il n'empêche que les faits sont là. Accor n'a pas échappé aux conséquences de la guerre en Irak, pas plus qu'à celles du SRAS, et encore moins à l'impact des effets de change. Si les ouvertures de nouveaux hôtels ont d'ailleurs permis de booster l'activité de 3,8 %, l'impact de change a grevé le chiffre d'affaires de quelque 8,3 %. Un phénomène qui a touché quasiment tous les métiers du groupe.
Le chiffre d'affaires de l'hôtellerie (1,136 Mds e) est demeuré stable en données comparables, mais a accusé un retrait de 2,9 % en données publiées en raison d'effets de change défavorables (- 7,1 %). Du fait de la dévaluation des monnaies latino-américaines, les services ont également enregistré une baisse sensible de leurs recettes de près de 12,3 % (+ 8,4 % en données comparables).  

Positionnement marketing unique
Quant aux autres activités, qui comprennent notamment la restauration, les agences de voyages, les casinos et le service à bord des trains, elles ne se sont guère mieux comportées. Leur CA global a diminué de 15,1 % en données publiées à 343 Me. A elles seules, les agences de voyages ont enregistré une régression de leurs recettes de l'ordre de 20,2 %. Et pour cause ! Les hommes et femmes d'affaires ont limité leurs déplacements professionnels en ces périodes troublées. De leur côté, les casinos ont perdu 34,4 % à cause, principalement, de la cession de 50 % de Accor Casinos (à périmètre constant, l'activité grimpe de 0,9 %). Malgré ces résultats et le maintien à l'heure actuelle d'un environnement défavorable aux activités touristiques, Accor estime pouvoir cette année encore augmenter ses parts de marché et faire la nique à ses concurrents. Outre son positionnement marketing unique allant du 0 au 4 étoiles luxe, la mise en place d'une organisation simplifiée et la recherche d'économie de coûts de structure devrait lui permettre de parvenir à ses fins.
C. Cosson zzz36v

Une organisation simplifiée basée sur une politique multimarque
Voilà des mois que l'état-major du groupe Accor planche sur la mise en place d'une nouvelle organisation opérationnelle de l'hôtellerie pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient. Toute chose ayant une fin, la réflexion engagée a tout récemment abouti, s'accompagnant de plusieurs nouveautés.
A commencer par la nomination de Marco Pimentel, rattaché précédemment au pôle économique, au poste de directeur général marketing de l'hôtellerie. A noter par ailleurs l'arrivée de Christian Achard à la direction opérationnelle France pour les enseignes Mercure et Novotel (assisté de Jean-Louis Zevaco), ainsi que celle de Jean-Louis Claveau nommé à la direction générale de l'hôtellerie pour le Portugal, l'Espagne et le Benelux. Michael Flaxman prend, lui, les fonctions de directeur général de l'hôtellerie au Royaume-Uni, en Scandinavie, en Europe centrale et de l'Est.
Autres grands changements : Agnès Bourguignon se voit confier la direction des opérations Sofitel France, tandis que Patrick Scicard, actuel président du directoire de Lenôtre, est missionné auprès de Claude Moscheni afin de peaufiner la restauration dans une sélection de Sofitel à travers le monde.
Daniel Vrancx, en plus de ses missions antérieures sur le Moyen-Orient, assume dorénavant la responsabilité de la direction générale de la franchise. Parallèlement, Evelyne Chabrot a la charge de la direction des ressources humaines pour l'hôtellerie en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Tout comme Marie-Laure Deligarde s'occupe de la direction juridique sur les mêmes zones géographiques. Olivier Weill est nommé directeur délégué auprès d'André Martinez, en charge des projets et de la communication.
Pour ce qui concerne les dirigeants du pôle économique (Ibis, Etap Hotel et Formule 1), on conserve les mêmes responsables, à savoir : Jean-Louis Moto et Bruno Coudry, désormais respectivement codirecteurs généraux d'Etap Hotel et de Formule 1. Jean-Paul Philippon demeure, lui, directeur général d'Ibis. S'agissant de Claude Moscheni, nommé dernièrement conseiller du président du directoire pour l'hôtellerie, ce dernier a pour mission de boucler les dossiers importants avant son départ que constituent Orbis, Dorint, l'Afrique, ainsi que la montée en puissance de la chaîne Suitehotel.

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L'Hôtellerie Restauration n° 2821 Hebdo 15 Mai 2003 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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