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Création du Groupement des hôtelleries et restaurations de France : "La preuve que l'union est possible"

Vie professionnelle - lundi 21 novembre 2022 16:04
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Le nouveau groupement, initié par Didier Chenet, président du GNI, Hervé Dijols, président du SNRTC, et Emmanuel Saussard, président du SNRPO, a vocation à rassembler et à préparer l'avenir. Rencontre avec ses initiateurs.



L’Hôtellerie Restauration : Qu’est-ce qui a motivé le rapprochement entre le GNI, le SNRTC et le SNRPO ?

Didier Chenet, Hervé Dijols et Emmanuel Saussard : Un travail de rapprochement avait déjà été lancé en 2021. Nous avons souhaité le continuer, d’autant que c’était aussi une volonté des politiques. Notre ciment, ce sont les indépendants, qui représentent l’essentiel des membres du GNI et du SNRTC, mais aussi une bonne part des adhérents du SNRPO qui sont des franchisés indépendants. Nous apportons la preuve que l’union est possible. Nos statuts prévoient évidemment l’arrivée d’autres groupements. Ce qui nous a guidé dans ce rapprochement, c’est que nous n’accepterons pas qu’il y ait une organisation hégémonique. On ne conçoit pas l’union en termes de rapports de force mais plutôt d’équilibre et de satisfaction de la place que trouvera chacun. Nous souhaitons travailler sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous oppose. Nous sommes les fondateurs de cette organisation, mais nous n’entendons pas en être les propriétaires. Avant d’annoncer ce rapprochement lors du congrès du GNI, nous avons rencontré Sébastien Bazin, PDG d’Accor, et Thierry Marx [nouveau président de l’Umih, NDLR], pour leur expliquer nos intentions.

 

Concrètement, comment cela va-t-il se traduire ?

Au 1er janvier prochain, les trois organisations vont disparaitre au profit d’une seule : le Groupements des hôtelleries et restaurations (GHR) de France. Pour le personnel, tout le monde est repris et cela va se faire dans le plus pur respect des règles de droit.

 

Quel est l’impact de ce rapprochement pour la profession ?

L’intérêt de ce regroupement, outre la volonté d’être plus fort en parlant d’une seule voix, c’est aussi, à terme, de ne plus former qu’une seule branche. Si le GNI et le SNRTC appartiennent à la même branche, ce n’est pas le cas du SNRPO. Nous faisons le pari de dire que nous préparons la volonté des politiques de diminuer drastiquement le nombre de branches et préparons ainsi le regroupement de nos conventions collectives. Nous pensons à la thalasso ou aux parcs de loisirs, par exemple.

 

Comment la gouvernance de cette nouvelle entité va-t-elle s’organiser ?

Cela va se passer en deux temps. D’abord, lors d’une assemblée générale qui sera composée de cent personnes, et qu’on peut appeler constituante, les trois organisations vont désigner des représentants pour la première fois, avec l’idée d’une répartition à 50 % pour le GNI et 50 % pour le SNRTC et SNRPO. Cette assemblée générale va ensuite élire le conseil d’administration et le bureau exécutif avec un scrutin de liste et un scrutin individuel pour les présidents de branche. Le mandat sera limité à un an pour ce premier bureau. Ces présidents de branche sont l’assurance d’une représentation de tous les métiers. Pour les élections suivantes, le mandat est statutairement prévu pour quatre ans pour le président et ses deux vice-présidents, avec une limite à trois mandats.

Nous avons tenu à ce que l’organisation du GNI, qui sera celle du GHR, soit parfaitement stabilisée. D’où l’embauche d’une directrice générale, Agnès Théodose, pour gérer toute l’organisation et le développement des régions. Et Franck Trouet sera délégué général, avec pour mission de s’occuper de la partie élus, les relations institutionnelles. Il sera le porte-parole du syndicat.

Par ailleurs, la gouvernance n’est rien si nous n’avons pas une équipe derrière. Nous souhaitons continuer à apporter un service à nos membres, notamment dans les domaines social, fiscal, numérique, du handicap…

 

Qui se présentera pour ce premier mandat d’un an ?

Ça sera Didier Chenet, avec deux vice-présidents : Catherine Quérard et Hervé Dijols.

 

Quelle représentativité espérez-vous avoir à fin 2023?

Nous pensons faire jeu égal, à tout le moins, avec l’Umih, hors GNC.

 

Comment avez-vous choisi le nom de ce nouveau syndicat ?

Nous avons souhaité que ce nom exprime notre volonté de nous ouvrir à toutes les hôtelleries et toutes les formes de restaurations, qu’elle soit rapide, traiteur, food-truck, la restauration des groupements de chefs, étoilés ou non... D’où ce nom : hôtelleries et restaurations au pluriel, en rajoutant de France pour notre représentation au niveau de l’international.

Le logo traduit aussi cette volonté d’union. Cette multitude de points ent la marque de la diversité des métiers de l’hospitalité.

 

Quels seront les dossiers prioritaires de ce nouveau groupement ?

Nous avons plusieurs urgences : le remboursement des PGE, le problème du bouclier pour l’énergie et la mutuelle. Nous avons, à l’heure actuelle, vu la conjoncture, de travailler tous ensemble.

Nous avons également trois défis : résoudre la pénurie de personnel, l’engagement de nos entreprises en matière de développement durable et la digitalisation des établissements.


Romy Carrere
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