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Umih 61 : Roger Bellier plaide pour un rééquilibrage des forces

Vie professionnelle - lundi 3 avril 2017 16:57
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Bagnoles-de-l'Orne (61) L'Umih 61 s'est réunie en assemblée générale fin mars. Le point avec son président, Roger Bellier.



Roger Bellier.
Roger Bellier.

Comment résumez-vous 2016 dans l'Orne ?
Comme une année difficile, marquée par des disparités d'activité d'une ville à l'autre, d'un quartier à l'autre. A Alençon, qui est la préfecture du département, on est entre – 10 et – 20% de chiffre d'affaires en hôtellerie pure. Les quelques rares établissements en positif sont ceux qui ont eu la meilleure capacité à s'adapter au jour le jour ou qui déclinent des services supplémentaires, notamment autour du bien-être. Les établissements doivent faire très attention à leur site, à l'image renvoyée (qui doit être la plus vraie possible), aux prix affichés.  La notoriété véhiculée par les réseaux sociaux joue aussi un rôle essentiel.  Les taux de remplissage dans notre département tournent autour de 50%, or, pour que l'activité soit viable sur la durée, il faudrait être à 65%. Toute nouvelle structure d'hébergement qui va s'installer aujourd'hui va le faire au détriment du parc dans son ensemble, pas seulement d'un périmètre. Le développement des locations de meublés contribue également à faire chuter les taux d'occupation.

Même sentiment en restauration ?
Les points de vente se multiplient. On pourrait y voir une dynamique, malheureusement, il n'y pas d'analyse de marché.  Des petites communes favorisent l'installation des camions et autres food-trucks pensant que cela va relancer l'activité. On laisse mettre des tables, vendre de l'alcool sans autorisation. Ca ne donne rien de bon à terme car très vite ces modèles ne sont pas viables économiquement et fragilisent encore davantage les établissements qui ont pignon sur rue. Bien sûr que la restauration dite classique va devoir revoir ses amplitudes horaires, accueillir à d'autres moments de la journée. Mais cet aspect est freiné par les charges. Le coût salarial est bien trop important. A cette problématique s'ajoute celle du recrutement. Même si nous entretenons de bonnes relations avec le Rectorat ou Pole Emploi, nous avons toujours un déficit d'images, notamment auprès des parents. Un français sur quatre travaille le week-end mais c'est toujours notre secteur qu'on montre du doigt.

Votre plus grosse inquiétude ?
L'absence de trésorerie. Dans notre département, nous avons une majorité de TPE. Celles-ci se retrouvent à devoir puiser dans leurs fonds propres parce que les banquent refusent les découverts. Depuis quelques mois, la suppression des pré-enseignes accentue le phénomène. Dans les petites communes, la restauration du midi à chuter de 30% depuis qu'on a retiré les pré-enseignes. Les services de l'Etat nous proposent une information concernant les établissements les plus isolés, une quinzaine dans les faits. Nous, nous réclamons que tous ceux qui travaillent les produits locaux, les circuits courts, comme les Maitres Restaurateurs, puissent aussi bénéficier d'un fléchage. C'est bien gentil de renvoyer nos clients sur leurs applications mobiles quand seulement 50% de l'Orne est couvert par Internet.  

Que mettez-vous en positif ?
Les acteurs du tourisme veulent travailler main dans la main. Un certain nombre d'initiatives prennent forme. Je pense au Château de Carouge qui octroie aux clients des hôtels des billets d'entrée à prix préférentiels ou encore aux grands événements qui ont lieu au Haras du Pin et qui sont systématiquement relayés par le CDT. On note aussi, et cela a été réitéré le Président du Tribunal du Commerce ou par le Directeur des Finances Publiques, ils ne sont plus là uniquement pour sanctionner. Ils sont aussi là pour conseiller et aider les entreprises.

Sylvie Soubes
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