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Umih 87 : un bilan, des réponses

Vie professionnelle - vendredi 25 mars 2016 16:46
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Limoges (87) Face à une concurrence agressive, les professionnels veulent répondre par la qualité. Mais les solutions sont limitées, face à la crise.



L'assemblée générale s'est tenue le 10 mars dernier à Limoges.
L'assemblée générale s'est tenue le 10 mars dernier à Limoges.

Avec 215 adhérents (sur environ 400 professionnels recensés), les CHR de la Haute-Vienne ont constaté une augmentation de leurs effectifs de 6 % sur l'année précédente. Ils déplorent par contre dix fermetures d'établissements, et six à vendre qui n'ont pas trouvé de repreneur. Des chiffres qui sont le miroir d'une crise générale et illustrent les difficultés d'une profession confrontée à une baisse de fréquentation et au développement d'une concurrence débridée.

L'assemblée générale, tenue le 10 mars dernier à Limoges (150 personnes présentes), a permis au président Alain Guillout et aux vice-présidents (Didier Pallard, du Cheverny à Limoges, et François Roullère, hôtel Le Richelieu) de présenter un bilan contrasté de l'année écoulée, tout en proposant des solutions. L'Umih 87 s'est fixée quatre objectifs : informer, valoriser, agir, former, en se donnant les moyens de ces ambitions : renforcement de la communication, dynamisation de l'apprentissage, de l'activité syndicale, de la promotion.

 

Faire plus et mieux

"Nous sommes dans une région en difficulté, rappelle le président de l'Umih 87. Nous constatons une multiplication d'enseignes hôtelières à chaîne, avec un taux d'occupation général de seulement 54 %, et des restaurants du même type qui prolifèrent semaine après semaine. Le gâteau se rétrécit de plus en plus pour nos confrères qui ne peuvent que déplorer cette situation, devenue endémique sur l'agglomération de Limoges."

À cette prolifération, l'Umih 87 voit dans les démarches qualitatives une réponse possible. Pour Alain Guillout, il s'agit de développer une politique autour des produits d'un terroir local riche, afin de faire la différence entre "bonne et malbouffe", tout en amplifiant le réseau des Maîtres restaurateurs (25 en Haute-Vienne). "C'est le seul titre reconnu par l'État, nous devons inciter nos confrères à s'y intéresser. Mettre en valeur les talents de nos cuisiniers, attirer le consommateur friand d'authenticité et proposer un rapport qualité-prix optimal. Il faut aussi faire preuve d'un optimisme lucide, cette crise étant provisoire, nous devons en sortir, préparer demain, faire face aux défis de l'époque." L'assemblée a vu également l'arrivée de deux nouveaux membres dans le bureau fédéral : Olivier Frugier (Les Halles à Limoges) et Pascal Granet (Nantiat).


Jean-Pierre Gourvest
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