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Mission sur la TVA : Roland Héguy et Hervé Bécam auditionnés par le député Thomas Thevenoud

Vie professionnelle - vendredi 3 août 2012 11:12
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Hervé Bécam et Roland Héguy au 22 rue d'Anjou.
Hervé Bécam et Roland Héguy au 22 rue d'Anjou.

Roland Héguy, président confédéral de l'Umih et Hervé Bécam, vice-président, ont été auditionnés cette semaine par le député PS de Saône-et-Loire, Thomas Thevenoud, chargé, par la Commission des finances, de la Mission d'information sur la TVA.  Le dossier le plus 'chaud' de la restauration est  loin d'être clos. Devoir expliquer et réexpliquer les modalités du contrat d'avenir, et surtout les résultats engendrés qui sont aujourd'hui quantifiables et quantifiés (cf. les différentes enquêtes qui ont été réalisées en 2010 et 2011), est le lot des dirigeants de la profession. Presque un pensum…  Et pourtant, les faits parlent en faveur du contrat. « Il nous a permis de renouer avec le dialogue social de rendre le secteur attractif auprès des jeunes et des salariés. 58 000 emplois ont été créés et sauvegardés grâce à la mesure » a plaidé à juste titre Roland Héguy. Sur les prix, l'un des trois volets du contrat et le plus médiatisé, la profession n'a pas à rougir. En 2009, l'Insee constatait une première baisse de 1,4% alors que le coût des matières premières grimpait, grimpait... L'effet attendu était de 3% et il a été établi en 2010 à 2,8%. Vouloir, deux semaines après l'entrée en vigueur de la baisse de la TVA  en juillet 2008, voir les additions diminuées d'autant était d'une grande naïveté. L'entreprise est un système ouvert certes, mais toute adaptation demande une mécanique d'installation. Laisser le temps au temps est nécessaire. L'Umih, en défenderesse des entreprises du secteur mais aussi des emplois, rappelle que l'hôtellerie et la restauration n'ont pas fléchi quand les autres industries ont licencié. « Et nous ne délocalisons pas » martèle Roland Héguy qui rappelle combien l'équilibre est fragile. L'été, maussade à plusieurs niveaux, en est la preuve. « Nous observons globalement pour l'ensemble des régions, pour le mois de juillet, une baisse de fréquentation de nos établissements avec bien évidemment quelques disparités entre les régions. Si Paris tire son épingle du jeu avec une forte clientèle internationale, l'ensemble du territoire français a ressenti des baisses allant jusqu'à 20 et 30% ». Les français sont dans l'incertitude et le pouvoir d'achat diminue. Le problème, aussi, c'est l'incertitude dans laquelle l'entreprise est plongée. « Le troisième volet du contrat porte sur l'investissement. Nous y sommes avec toutes les difficultés que l'on connaît. Notre secteur subi de nombreuses contraintes et beaucoup de petites entreprises ne peuvent pas suivre. L'investissement, c'est pourtant un pilier de la transmission. Une transmission d'entreprise, c'est une activité qui continue, ce sont des emplois maintenus ou créés, ce sont de nouvelles générations qui s'expriment. Beaucoup voudraient trouver des financements auprès des banques, mais ça ne fonctionne pas. Un retour en arrière de la TVA aurait un effet immédiat et catastrophique parce que les marges sont déjà compressées et que l'environnement est dur. Des milliers de petites entreprises fermeraient.  Avec toutes les conséquences que cela représente, sur l'emploi, l'aménagement du territoire, le tourisme…. Nos gouvernants ont une grande responsabilité à porter. C'est l'avenir des entreprises et de nos salariés qu'ils ont entre les mains ». D'autres questions sont en suspens. « Que fait-on du Fonds de modernisation de la restauration. C'est de l'argent qui vient de la profession… ». Pas de trêve estivale donc pour les chefs de file du syndicat de la rue d'Anjou, dont le congrès annuel (le 60ème) qui aura lieu à Dijon s'annonce chargé, avec un calendrier en conséquence : les 25 et 26 novembre seront consacrés aux formations des responsables administratifs (toujours plus de lois !), le congrès proprement dit se déroulera du 27 au 29 novembre et sera suivi par deux jours de séminaire.  
Sylvie Soubes

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