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Éditorial du n°3299 du 19 juillet 2012 : "Un impôt imbécile ?"

Vie professionnelle - mercredi 18 juillet 2012 15:08
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En son temps, le président François Mitterrand, que nul ne songerait à classer parmi les suppôts du grand capital et de la finance apatride, n'avait pas hésité à affubler la taxe professionnelle du qualificatif d'"impôt imbécile". Les questions d'intendance n'ayant jamais été la grande spécialité de l'ancien chef d'État, on peut considérer que son ire à l'égard d'une imposition centenaire était davantage inspirée par un 'ressenti' de ses compatriotes - en particulier des chefs d'entreprises - que par de savantes considérations de technique fiscale.

Hélas, les successeurs du premier président socialiste de la Ve République ont une approche beaucoup plus dogmatique qui évite bien évidemment toute remise en cause, mais peut avoir des effets sinon ravageurs du moins contradictoires sur la marche de l'économie.

Alors que la toute débutante ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, essaie d'expliquer combien il est important que le taux de départ en vacances des Français s'accroisse grâce à une amélioration du pouvoir d'achat, le Premier ministre déconstruit l'une des mesures phares de la loi destinée à permettre à ceux qui travaillent plus de 'gagner plus' : l'exonération d'impôt sur le revenu et de charges sociales des heures supplémentaires.

Le fondement de cette décision ? Un salarié en heures supplémentaires prendrait la place d'un chômeur, selon une théorie qu'on ne saurait qualifier de pertinente. Comment croire qu'un restaurateur ou un hôtelier qui demande à un chef de rang ou à un réceptionniste d'effectuer quelques heures supplémentaires aux moments de grande affluence va engager un salarié en plus, qui ne connaîtra ni les contraintes ni les particularités de la fonction, pour quelques semaines par an ? Quant aux intéressés, ils risquent fort de considérer que cette ponction inattendue sur leurs revenus s'apparente à une sanction dont ils ne perçoivent pas le motif. Au risque d'entretenir un néo-poujadisme galopant sur le thème, hélas d'actualité, de la gabegie des finances publiques.
L. H.

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