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Éditorial du n° 3277 du 16 février 2012 : "Paris-beurre nostalgie"

Vie professionnelle - mercredi 15 février 2012 12:21
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Alors que la porte de Versailles vit ces 15 et 16 février à l'heure du Sandwich and Snacking Show, comment ne pas évoquer la formidable évolution de la restauration rapide au pays de Brillat Savarin et d'Escoffier ?
Au début de la Ve République, puisque l'heure est à l'actualité politique, l'exclusivité de ce qui ne s'appelait pas encore le 'fast-food' était aux mains des bistrots avec un produit apparemment indétrônable, le très fameux Paris-beurre, qui se débitait par centaines de milliers quotidiennement dans l'Hexagone. Au point de devenir un véritable art de vivre pour tous ceux, bien moins nombreux il y a un demi-siècle qu'aujourd'hui, obligés de se nourrir hors domicile.

Mais ce monument de la tradition fut bien maltraité par ses principaux bénéficiaires qui ne virent pas venir des formules plus modernes, plus attractives auprès des jeunes, et surtout bénéficiaires de techniques de marketing très éloignées de l'immobilisme de ce qui s'appelait délicieusement 'la limonade'.

Pour ceux qui s'en souviennent, entre Montparnasse et Saint-Germain des Prés qui n'était pas devenu le paradis de la fringue de luxe, chaque angle de rue accueillait l'un de ces troquets où une clientèle de commerçants, d'employés, d'étudiants, et parfois de touristes se nourrissait quasi-exclusivement de 'Paris-beurre-demi', trio incontournable de l'alimentation de base du Parisien éloigné de ses pénates.

Seulement, la force de l'habitude, et pour certains un irrépressible et dangereux appât du gain, ont dévoyé le célèbre sandwich inventé par le lord du même nom qui ne voulait pas interrompre ses parties de cartes.

Les insupportables pratiques du style 'supplément cornichon' ou épaule plutôt que jambon couplée à la baguette décongelée ont eu raison de la fidélité des plus inconditionnels amateurs qui y ont vu une atteinte à un certain art de vivre.

L'arrivée des chaînes de fast-food, le succès du burger sous toutes ses formes, la disparition de plus de la moitié des bistrots et la transformation des rescapés en véritables restaurants ont failli avoir la peau de notre cher Paris-beurre. Enfin, presque : il s'en vend encore près d'un milliard et demi chaque année dans l'Hexagone. Il suffit de lui redonner son goût authentique pour dépasser cette performance.
L. H.

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