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Loi anti-gaspillage : une application insuffisante en restauration à emporter

Restauration Snacking - lundi 13 décembre 2021 11:05
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L'association No plastic in my sea publie un rapport d'enquête sur la restauration à emporter et la réduction des déchets qui confirme que la législation est très peu respectée



La restauration rapide génère environ 180 000 tonnes d'emballages par an.
La restauration rapide génère environ 180 000 tonnes d'emballages par an.

Sortir du plastique jetable, mieux informer le consommateur, lutter contre le gaspillage et pour le réemploi… Telles sont les grandes lignes de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) du 10 février 2020, qui concerne en partie la restauration à emporter. Concrètement, le texte prévoit l’interdiction des pailles en plastique à usage unique, ou encore la possibilité pour le consommateur de venir avec ses contenants pour les boissons à emporter et les repas. Dans ce dernier cas, un tarif réduit doit être proposé sur les boissons.

L’objectif ? Limiter l’impact de la restauration à emporter sur l’environnement. Selon une étude menée en 2018 par la Commission Européenne, ce mode de consommation est en effet sur-représenté dans le top 10 des plastiques à usage unique retrouvés.

 

Les contenants des particuliers : une pratique peu acceptée

Près de deux ans après la promulgation de la loi Agec, l’enquête de No plastic in my sea pointe les manques d’application et de connaissance de ce texte. “Six chaînes sur 42 interrogées ont répondu à l’enquête ; ces dernières ont soit engagé pour partie les mesures prévues par la loi Agec, soit évoqué des arguments d’hygiène les amenant à repousser l’accueil des contenants des particuliers”, déclare l’association dans un communiqué de presse.

Sur le terrain, une enquête complémentaire dans 102 établissements confirme que la législation est très peu respectée. Se faire servir une boisson à emporter dans son contenant est difficile et la réduction financière prévue n’est pas appliquée. Seules cinq enseignes l’appliquent (Starbucks, Prêt à Manger, Pomme de Pain, Exki, Le Pain Quotidien), avec des montants entre 5 centimes et 50 centimes”, peut-on lire dans le communiqué. Se faire servir de la nourriture dans un contenant réutilisable est “rarement possible” : seuls 30 % des restaurants visités accepteraient cette pratique, souvent pour une partie limitée des plats”. Par ailleurs, les process et la digitalisation poussent à la consommation et ne respectent pas l’information du consommateur et son droit à un mode de consommation plus responsable”, souligne le communiqué.

Au vu de ces résultats, No plastic in my sea appelle à une meilleure information des consommateurs. Elle publiera sur son site (www.noplasticinmysea.org) la liste des entreprises acceptant les contenants et accordant une réduction.


Violaine Brissart
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