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L'industrie hôtelière française reprend des couleurs

Hôtellerie - jeudi 27 septembre 2018 12:35
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Paris (75) L'année 2017 marque un rebond dans la fréquentation hôtelière en France et un retour à la hausse des prix moyens. De bonnes nouvelles issues de l'étude 'L'Industrie hôtelière française en 2018', menée par KPMG et rendue publique le 25 septembre 2018.



Pour Stéphane Botz, 2017 est 'l'année de la reprise' et 2018 peut-être 'une future année record'.
© DR
Pour Stéphane Botz, 2017 est 'l'année de la reprise' et 2018 peut-être 'une future année record'.

Les hôteliers de l'Hexagone voient le bout du tunnel. Après 2015 et 2016, années noires en terme de fréquentation touristique - vague d'attentats oblige -, les chiffres de 2017 sont plus qu'encourageants. Stéphane Botz, associé KPMG et expert dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie, parle de 89 millions de voyageurs internationaux passés par la France en 2017. Ce qui conforte notre pays à sa place de première destination touristique mondiale, devant les États-Unis et l'Espagne, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). 

Conséquence : le secteur de l'hôtellerie se porte bien. Et même très bien, avec une augmentation de 4,9% des nuitées dans les hôtels en 2017, comparé à 2016, selon l'Insee. "Progression particulièrement prononcée pour les catégories 'moyenne' et 'haut de gamme'. Avec des hausses respectives de taux d'occupation de 4,3 points et 4,6 points", détaille la 41e édition de l'étude annuelle 'L'Industrie hôtelière française', menée par KPMG et rendue publique ce 25 septembre. Quant aux établissements de la région parisienne, "qui avaient le plus souffert du contexte en 2016", ils affichent des augmentations de 3,5 à 9,5 points.

"Certains hôteliers tablent sur une augmentation de 10 à 20% de leur chiffre d'affaires"

Ces bons chiffres s'accompagnent d'un retour à la hausse des prix moyens pour toutes les catégories d'hôtels : de l'économique jusqu'au palace. Autrement dit : ces prix retrouvent leur niveau de 2015. "Certains hôteliers que j'ai pu rencontrer tablent sur une augmentation de 10 à 20% de leur chiffre d'affaires pour cette année", confie Stéphane Botz. 

Un constat particulièrement vrai à Paris et sur la Côte d'Azur, "deux destinations  à nouveau saturées", souligne encore le consultant. Toutefois, "plus on monte en gamme, moins on a rattrapé le niveau de 2015 en terme de résultat brut d'exploitation", ajoute-t-il. Et pour cause : il y a désormais profusion de palaces, avec un total de plus de 1 300 clés rien qu'à Paris. Et ce n'est pas fini : de nouvelles ouvertures sont attendues, telle que celle de l'Hôtel Cheval Blanc, sans compter les créations prévues de boutique-hôtels. Ce qui doit porter à près de 2 100 clés la capacité en hôtellerie de luxe dans la capitale d'ici à 2020.

 "Un chiffre [qui reste] sans comparaison à l'international et qui évolue bien plus vite que la demande", observe Stéphane Botz. Et ce d'autant que les millennials semblent préférer les lieux hybrides, mêlant co-living et co-working, à l'esprit palace. Reste toutefois à attirer et séduire une clientèle indienne, chinoise ou encore brésilienne, "actuellement en forte croissance en France", selon le consultant. Stéphane Botz conclut en citant de récents chiffres d'Atout France : "Si aujourd'hui la classe moyenne chinoise, qui a les moyens de voyager, représente 180 millions de personnes, celle-ci sera de 260 millions dans dix ans".


Anne Eveillard