×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Hôtellerie

Le voyage d'affaires fait sa mue

Hôtellerie - jeudi 9 août 2018 12:38
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Concurrence de l'économie collaborative, nouvelles attentes de la clientèle business… Pour répondre à ces nouveaux défis, l'hôtellerie d'affaires évolue en pariant sur le digital, l'humain, ou encore le sport.



À l'ère du travailleur 2.0, l'hôtellerie d'affaires bouscule ses codes. Les espaces de coworking fleurissent, tandis que certaines enseignes misent sur l'ultra-digitalisation. Chez Citizen M, les clients disposent d'une tablette majordome dans leur chambre et procèdent eux-mêmes à leur check-in : numéro de chambre et clé peuvent être retirés 24 heures sur 24, grâce à de nombreux ordinateurs. Cette même clé permet de régler son petit déjeuner ou ses consommations.

Chez Okko Hotels, la digitalisation est aussi de rigueur, mais elle a ses limites. "Nous avons voulu limiter au maximum l'administratif à l'arrivée. En revanche, nous ne dématérialisons pas le check-in. Rien ne remplace une personne qui vous accueille par un 'Bonjour, avez-vous fait bon voyage ?'", juge Solenne Devys, directrice produit et communication chez Okko Hotels. Toujours dans cette recherche de simplification, la marque a d'ailleurs créé une offre tout compris. "Cela facilite les comptes des entreprises. Ces voyageurs sont aujourd'hui en quête d'efficacité et d'autonomie", poursuit-elle.

Se réapproprier les espaces communs

La digitalisation ne se traduit pas par une déshumanisation des concepts. Au contraire. À Lyon, le Slo Living Hostel, une auberge de jeunesse de nouvelle génération, compte 20 % de voyageurs d'affaire parmi sa clientèle. "Les freelances ou les actifs en formation apprécient notre concept non standardisé, l'ambiance chaleureuse du bar lounge, la possibilité de rencontrer des gens lors de nos événements. Ça leur permet d'être moins isolé, plutôt que de commander un plateau repas dans leur chambre", constate Julien Routil, cofondateur de l'enseigne.

Nombreux sont les voyageurs d'affaire qui recherchent des expériences différentes. "Aujourd'hui, les entreprises veulent créer de la cohésion et trouver des lieux qui favorisent le partage, la rencontre. Dans notre hôtel RockyPop, il y a un terrain de pétanque, un espace guinguette, un ping-pong... C'est un hôtel décomplexé qui favorise les échanges informels", observe Romain Trollet, à la tête de l'établissement situé en Haute-Savoie. Cet hôtel 3 étoiles accueille un nombre croissant de séminaires. "Les entreprises cherchent désormais plus des lieux, des produits que des gammes d'hôtels", estime-t-il. Lassée des chambres d'hôtel formatées, cette clientèle apprécie le design à prix serrés de Motel One, ou encore l'offre de la société Onefinestay, filiale du groupe Accorhotels spécialisée dans les locations privées de luxe. Les chambres partagées ne séduisent pas pour l'instant ces voyageurs, assurent Romain Trollet et Julien Routil. En revanche, les chambres-capsules inspirées de l'exemple japonais commencent à faire leur apparition sur le Vieux Continent. La start-up Sombox propose ainsi des box, conçus pour que le voyageur puisse se reposer sur les aires d'autoroute, dans les gares, les aéroports ou les entreprises, et ce dans les meilleures conditions. Insonorisation, musique douce et luminothérapie sont au programme.

Autre créneau porteur : le sport. "Les voyageurs d'affaire sont de plus en plus sportifs : 80 % des hommes font du sport pendant leurs déplacements professionnels, ce qui pousse les hôteliers à mieux s'équiper. Pullman sert, par exemple, des petits déjeuners healthy en semaine, avec des séances de yoga ou de pilates… Westin, de son côté, propose un service de 'run concierge', pour courir en ville", observe Boris Provost, directeur du salon EquipHotel.



Violaine Brissart
Journal & Magazine
N° 3756 -
01 octobre 2021
SOS Experts
Une question > Une réponse
Droit et réglementation en CHR
par Pascale Carbillet
Services