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Olivier Carvin : "Nous devons aller vers une hôtellerie de montagne adaptée à la saison estivale"

Hôtellerie - mercredi 2 août 2017 15:31
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Le groupe, qui compte aujourd'hui 60 hôtels, mise sur une stratégie de rénovation et sur un développement haut de gamme en altitude.



Olivier Carvin : ' Il faut trouver les lieux qui permettent d'optimiser la rentabilité de nos établissements aussi bien en hiver qu'en été.'
© Anita Vegas
Olivier Carvin : ' Il faut trouver les lieux qui permettent d'optimiser la rentabilité de nos établissements aussi bien en hiver qu'en été.'

"Nous avons vécu les événements de la même façon que tout le monde", confie Olivier Carvin, président du groupe Maranatha, évoquant la difficile période de la fin 2015 et du début de l'année 2016. "Mais tout cela est désormais derrière nous."

Maranatha compte 60 hôtels, dont treize situé en montagne, et représente aujourd'hui 125 M€ de chiffre d'affaires en consolidé et 20 M€ de résultats. Si Paris accuse encore un léger retard, les chiffres de l'hôtellerie de montagne ont explosé et le Sud a bénéficié de la coupe européenne de football.

 

L'Hôtellerie Restauration : Maranatha ne cesse de rénover ses établissements. Est-ce selon vous l'une des clés du succès ?

Olivier Carvin : Notre politique de travaux est très importante. Notre stratégie est basée dessus : si nous reprenons un hôtel, c'est qu'il y a des travaux. En moins de dix ans, Maranatha a investi 140 M€ dans des travaux. Si nous voulons rester dans le haut de gamme, nous nous devons de changer régulièrement les peintures, les sols… sans pour autant changer de concept. Nos rénovations sont modernes, nous tenons à ce que cela plaise à plusieurs clientèles.

 

En 2016, les hôtels en montagne ont enregistré d'excellents résultats. Comment envisagez-vous l'avenir de cette destination ?

Nous déployons une stratégie poussée en montagne et nous allons continuer à investir sur le haut de gamme. Il y manque encore beaucoup de chambres de luxe. Il y a une nombreuse clientèle étrangère qui arrive, en famille, sur les stations renommées. Val Thorens, c'est 70 % de visiteurs étrangers par exemple. C'est un phénomène nouveau qui va continuer. Cette clientèle est à la recherche d'un hébergement hôtelier et non d'une résidence. Je pense que nous devons également aller vers une hôtellerie de montagne adaptée à la saison estivale. En été, la montagne a des atouts que les hôteliers, y compris nous, n'ont pas encore su exploiter. Il faut trouver les bons lieux qui permettent d'optimiser la rentabilité de nos établissements aussi bien en hiver, quand la station est ouverte, qu'en été.

 

Passé le premier semestre, comment se présente 2017 ?

Nous avons vécu la première partie de l'année avec les élections présidentielles, et une clientèle essentiellement d'affaires. Le mois de juin a été très bon, notamment avec le salon du Bourget et la fin du Ramadan. Nous avons retrouvé les taux d'occupation de 2015. D'ici la fin de l'année, nous espérons retrouver le niveau d'avant 2015.

 

Pensez-vous que les Jeux olympiques organisés à Paris vont être bénéfiques ?

L'image des Jeux olympiques est formidable, cela va apporter une vraie dynamique. Mais ce qui est important, c'est ce qui se passe avant et après. 2024 ne sera pas une grande année. La clientèle des Jeux olympiques ne va pas dans les hôtels. Et les clients européens fuient les pays qui reçoivent les jeux. En revanche, cela apporte de la notoriété, les délégations vont se déplacer sur Paris et remplir les hôtels. On a vu que Londres, après les Jeux olympiques de 2012, a enregistré de meilleurs résultats que Paris. Les retombées positives restent importantes encore trois, quatre ans après.


Romy Carrere
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