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Congrès de l'Anephot : se tourner vers l'international

Formation - Écoles - mercredi 4 décembre 2013 11:00
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Montauban (82) C'est en Pays montalbanais, au lycée Pierre-Marie Théas, que les membres de l'association nationale des écoles privés d'hôtellerie et de tourisme se sont retrouvés pour débattre des sujets qui les préoccupent.



Les 50 chefs d'établissement et chefs de travaux de l'Anephot, présidée par Joseph Le Gal, les nombreux partenaires, et les inspecteurs généraux Michel Lugnier et Alain Henriet, le 29 novembre dans la cours du lycée Pierre-Marie Théas de Montauban (82).
Les 50 chefs d'établissement et chefs de travaux de l'Anephot, présidée par Joseph Le Gal, les nombreux partenaires, et les inspecteurs généraux Michel Lugnier et Alain Henriet, le 29 novembre dans la cours du lycée Pierre-Marie Théas de Montauban (82).

En point d'orgue à l'édition 2013 du congrès de l'Anephot, du 27 au 29 novembre au lycée Pierre-Marie Théas de Montauban (82), l'ouverture à l'international était l'un des plus grands sujets abordés. "L'ouverture sur l'Europe et le monde, gage d'excellence, doit être une priorité. En effet, la maîtrise de plusieurs langues, mais aussi la rencontre de plusieurs cultures et sociétés sont devenues indispensables pour accentuer l'insertion des jeunes dans la vie active", a affirmé Joseph Le Gal, président de l'Anephot depuis 2007, et réélu pour un mandat d'un an. "La recherche d'emplois se fait aussi en dehors de nos frontières. Beaucoup de perspectives de carrière peuvent s'offrir à eux."

Un nouveau progamme 'Erasmus +'

Pour la première fois, les congressistes ont, par petits groupes, procédé à des échanges de pratique qui ont permis de dégager des pistes de travail. Dans le viseur : les stages à l'étranger (85 % des membres de l'Anephot en proposent). Si quelques freins ont été relevés (le coût des échanges, la difficulté de trouver des logements), il faut néanmoins retenir les apports de ces stages à l'étranger : une plus-value pour l'établissement qui les propose, le développement de l'autonomie du jeune ou encore son évolution linguistique. "Il faut aller au-delà des craintes légitimes. Il ne faut pas hésiter à s'informer sur le sujet en amont et à envoyer les enseignants en formation", a conclu Jacky Ribeyre, directeur du lycée Sacré-Coeur à Saint-Chély d'Apcher (48).

Dans la foulée, il fallait bien sûr parler de la grande révolution des programmes européens. Officiel depuis peu, il existera à partir du 1er janvier 2014 un seul et unique programme nommé Erasmus + (contre quinze actuellement). Ce dernier, inscrit dans la stratégie 'Europe 2020', devrait être doté de "14,5 milliards d'euros pour sept ans, soit 40 % de plus que les programmes actuels", détaille Bruno Sermet, lycée Jehanne de France à Lyon, impliqué dans le dossier. Les deux points majeurs d'Erasmus + : la mobilité et l'échange de bonnes pratiques. 34 pays (dont les 28 de l'Union Européenne) y auront accès. Oubliée la pénible tâche des dossiers administratifs, il y aura une seule plateforme internet pour s'informer et s'inscrire, accessible aux jeunes et à leurs professeurs (www.erasmusplus.fr).

Hélène Binet

Le programme Erasmus + salué par les ministres

Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative, se sont félicités de l'adoption le 3 décembre par le Conseil de l'Union européenne d''Erasmus +', programme pour l'éducation, la formation tout au long de la vie, la jeunesse et le sport pour la période 2014-2020. Il permettra à plus de "Cinq millions de jeunes Européens d'étudier, de se former et de participer à des activités de volontariat à l'étranger."

La Commission européenne a accepté "de flécher le budget complémentaire en priorité vers les jeunes des filières professionnelles et technologiques". Les lycéens et les étudiants de ces filières, ainsi que les apprentis et les jeunes volontaires, pourront donc être plus nombreux à bénéficier de ces programmes de financement de la mobilité. Entre 2007 et 2013, les différents programmes européens aujourd'hui rassemblés dans Erasmus + ont permis de financer chaque année la mobilité de 4 000 élèves, 4 800 lycéens professionnels et apprentis, 32 000 étudiants, 11 000 jeunes dans des actions d'éducation non formelle (projets associatifs, volontariats, échanges sportifs ou culturels) et 6 500 enseignants, plaçant la France au 2e rang des utilisateurs des programmes de mobilité.

En complément :
  Le baccalauréat technologique en ligne de mire au Congrès de l'Anephot 2013